|
Musiqualite.net est actuellement en pause en
attendant la nouvelle
version
| Festival des Inrockuptibles - |
Lille, mercredi 8/11 |
Lille, mercredi 8/11 "Keny Arkana, Joan As Police Woman et Giant Drag"
Lille a lancé l'édition 2006 des Inrocks. En s'offrant Keny Arkana, Joan As Police Woman et Giant Drag pour la première date du festival, à la Maison Folie de Wazemmes.
« Alors, Madame, vous l’avez trouvée comment ? » Les trois jeunes gens, âgés de 17 à 19 ans, s’apprêtent à quitter la Maison Folie de Wazemmes, leurs affiches de Keny Arkana roulées dans leurs poings. Ils n’attendent pas les premières notes du concert suivant : il est 21 h 30, largement l’heure de rentrer chez leurs parents, dans la banlieue bourgeoise de Lille. Je leur avoue ne pas avoir terriblement accroché au show minimaliste de leur idole, et l’un d’entre eux proteste : « Quand même, elle a des choses à dire, non ? » Tandis que nous les regardons s’éloigner, l’ami qui m’accompagne hausse les épaules : « A quoi bon leur dire que ces idées existaient déjà il y a trente ans ? Ils n’étaient même pas là… »
A vrai dire, les idées de Keny Arkana, je n’en ai qu’une très vague idée. J’ai bien essayé de les attraper au vol ce soir, intriguée que j’étais par cet autre petit gars qui, avant le concert, claironnait à qui voulait bien l’entendre : « Ce que j’aime chez Keny Arkana, c’est que tous les jours elle m’apprend quelque chose, chaque fois que j’écoute son disque ». J’ai donc tendu l’oreille. Mais l’accent de la cité déversé à cette vitesse n’est pas à la portée de la première oreille venue, en particulier en deux exemplaires superposés : l’un féminin (Keny), l’autre masculin (MC Rai, si j’ai bien compris, « un frère » me dira plus tard la rappeuse). Sur scène, Keny est juste entourée de deux frères, MC Rai et DJ Truk ; ce dernier ne lâche ses platines que le temps d’une chanson, pour accompagner sa euh, sœur (mathématiquement) à la guitare – oh qu’il est bon le vieux son du bois, entre deux rafales de beats…
Puis vient l’heure de Joan As Police Woman. « C’est quand même le luxe, se réjouit mon ami, d’écouter Joan dans une salle presque vide ». De fait, je n’ai pas à jouer des coudes pour me frayer un chemin jusqu’au pied de la scène ; et là, il ne se trouve pas une fosse, pas même une bête barrière pour me séparer de la star : elle se tient là, devant un clavier vintage, à 1,50 m de moi.
Pas de violon pour Joan Wasser ce soir : « Il est très difficile de chanter et de jouer du violon en même temps, me dira-t-elle en riant à la fin du set. Mais de toute façon, ça fait quinze ans que j’en joue, alors quand j’interprète mes chansons en public, je me sens en vacances de violon. » Il est vrai qu’elle doit avoir son compte de ces cordes-là, elle qui accompagne sur scène ou sur disque nombre d’artistes aussi prestigieux qu’Antony & the Johnsons ou Rufus Wrainwright. Ce soir, ce sont ses propres compositions que la new-yorkaise présente au public lillois, uniquement accompagnée d’un batteur et d’une bassiste qui semble partager (si nous parlons un peu chiffons) son goût pour le style eighties. Et ce faisant, elle révèle d’autres de ses talents : au piano comme à la guitare, promenant avec grâce sa voix chaleureuse de graves en aigus, la frêle jeune femme fait plus que convaincre : elle vous emporte.
A la fin de son concert, bien trop court, je parviens à me faufiler dans les coulisses, où Keny Arkana continue de recevoir ses fans, aussi jeunes que nombreux, pour leur dédicacer des affiches et discuter avec eux. Je pose une simple question à la toute jeune femme, bien plus timide en coulisses que sur scène malgré ses fringues racaille de bon ton : « Vous semblez tellement à l’aise sur scène, vous avez déjà fait beaucoup de concerts ? » Keny Arkana rigole. Elle a commencé la scène à 13 ans, m’explique-t-elle, et elle en a 23 : elle ne compte plus. Puis Joan paraît au bout du couloir, et là… Je vous le raconterai une autre fois, allez, ça méritera bien une interview.
Et puis ça justifiera que je n’aie rien à vous dire de Giant Drag, dont je n’ai pu entendre qu’une chanson (mais ça avait l’air très bien, depuis les coulisses, et c’est ce que m’ont confirmé tous les gens que j’ai interrogés ensuite).
Photos: Robert Gil (www.photosconcerts.com)

Fanny Chiarello
|
|

 |
Les Inrocks 2006 En prise directe
|
 |
Lille, mercredi 8/11 Keny Arkana, Joan As Police Woman et Giant Drag
|
 |
Cigale 9/11 Soirée d'ouverture à Paris - Giant Drag, Keny Arkana, Cirkus et Lily Allen
|
 |
Cirkus à la Cigale, Paris, 9/11 Le retour de Neneh
|
 |
Lily Allen à la Cigale, Paris, 9/11 Si jeune et déjà professionnelle…
|
 |
La Cigale, Paris, 10/11 Mumm Ra, Boy Kill Boy, The Spinto Band, The Kooks
|
 |
L'Aéronef, Lille, 10/11 Bat For Lashes, Guillemots, Love Is All, Midlake
|
 |
La Cigale, Paris, 11/11 Guillemots, Midlake, Gang of Four
|
 |
Goodbooks et Hot Club de Paris, Paris, 11/1 Beirut annulé et Boule Noire désertée
|
 |
The Babyshambles, Elysée Montmartre 13/11 Net et sans bavure
|
 |
Armand Méliès, La Cigale, Paris, 12/11. Un tour dans la lune
|
 |
Soirée de clôture à l'Olympia, Paris Des coups de Klaxons pour Etienne Daho!
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|