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THE CURE "Musilac, Aix-les-Bains, 4 juillet 2004"
Un concert « plus sombre ». C'est ce qu'avait annoncé une source proche du groupe, juste avant l'entrée en scène. Pour sa troisième et dernière prestation live en France cette année, avant novembre probablement, The Cure a en tout cas achevé sa tournée des festivals dans l'Hexagone à Aix-Les-Bains en donnant l'un de ses meilleurs concerts depuis le Dream Tour (2000).
Beaucoup ont poussé du Gaou (voir article) à Aix-les-Bains, pour le festival Musilac. Dans le centre ville, les fans ont envahi les hôtels. Mais la foule semble plus bigarrée que la veille. Overhead, en bien meilleure forme, bénéficie d'un auditoire plus attentif. Et les A.S Dragon mettent le feu. Jusqu'au premières notes de « Lost », l'ouverture de « The Cure », treizième galette d'une solide lignée. D'une puissance inouïe sur le disque, « Lost » s'avère en revanche un peu molle sur scène. Mais le concert est déjà mieux parti que la veille : les Cure ont l'air en grande forme, Robert Smith sourit, s'amuse, et se donne. L'irruption de « A Night Like This » dès la première partie du set emballe d'ailleurs le public, et la véritable dimension de The Cure prend ses quartiers.
Robert Smith a alors ces quelques mots : « Il est temps de changer d'humeur maintenant ». La basse de Simon Gallup entame le lancinant « Sinking » et le temps se suspend. Le vénéneux « Closedown » enfonce le clou. Et vient la claque. Car The Cure attaque soudainement un triptyque Pornography avec un somptueux « The Figurehead », un émouvant « A Strange Day » et un toujours aussi hypnotique « One Hundred Years ». Issus du dernier album, « Never » et « The Promise », monstrueux d'intensité sur scène, clôturent le set magistralement. Les fans sont comblés. Quant aux autres spectateurs, ils sont soit interloqués, soit sur le départ.
Le premier rappel dépasse alors toutes les espérances. The Cure a réellement changé d'humeur et nous replonge en 1981. « The Drowning Man » et « Charlotte Sometimes » achèvent de surprendre l'assistance. Et devancent un incroyable « Faith », joué pour la seule et unique fois au cours de ce tour des festivals européens. La surprise tant espérée aux Voix du Gaou se sera faite attendre vingt-quatre petites heures.
« Going Nowhere » mettra un point final au concert, en deuxième et dernier rappel. Les Cure quitteront la scène et s'isoleront derrière les vitres fumées de leurs « taxis » du jour. Avec certainement la satisfaction d'avoir montré que vingt-cinq ans après les débuts rien n'était mort. Ce qu'ils devraient à nouveau prouver cet automne. Robert Smith évoquait « cinq Olympia » et une « centaine de titres » (voir article Olympia). D'après certaines sources, le passage parisien prévu pourrait effectivement transiter par la salle phare du Boulevard des Capucines en novembre. Et achever la démonstration.
Photo 1 : Robert Smith
Photo 2 : Roger O'Donnell and Robert Smith
Photo 3 : Robert Smith
Crédits photos : J. Cottineau, droits exclusifs

Julien Cottineau
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Site officiel
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