Une atmosphère sourde. Des nappes synthétiques venues d’on ne sait où. Des beats house, techno, ou – souvent – plus downtempo. Entre nostalgie electro, passages techno, inspiration soul et flow poétique de la chanteuse Ursula Rucker, Gérald Simpson aka « A Guy called Gerald » témoigne une nouvelle fois de son style versatile.
Depuis la fin des années 80, l’homme a participé à la plupart des révolutions de la scène électronique : drum and bass, breakbeat et, bien sûr, premiers pas de l’acid house avec son groupe mythique 808 State et le légendaire « Pacific State ».
Aujourd’hui, cela donne un album un peu kaléidoscope, dédouané des contraintes rythmiques classiques. Peut-être plus réussi dans ses versants les plus groovy, comme « To Love » ou « Millenium Sanhedrin », qui ouvrent le disque. A écouter tranquille, au fond d’un canapé bien douillet…