| Festival Le Rock dans tous ses Etats - |
Akli D. |
Akli D. "« Tout doit être Rock’n Roll »"
Entre rock, folk et world music, le Kabyle Akli D. a fait vibrer l'hippodrome lors de sa chaleureuse prestation en plein après-midi. Et nous a accordé cinq minutes au bar.
Si tu pouvais partager la scène avec un artiste de la programmation, ce serait lequel ?
Avec Bumcello, c’est uniquement de l’improvisation donc j’imagine que ça pourrait être d’enfer. Mais en fait ce que j’aime c’est « triper », jouer avec n’importe qui parce que ce qui compte c’est le partage. Je n’ai pas été à l’école et j’ai toujours été guidé par le plaisir. L’important pour moi c’est d’ouvrir des parenthèses, se détendre et se libérer. En fait j’aimerais partager la scène avec tout le monde !
Qui t’as donné envie de faire de la scène ?
Peter Gabriel et Jacques Higelin. Je n’ai découvert la scène qu’à mon arrivée en France à l’âge de 24-25 ans. Je viens d’un pays (l’Algérie ndlr) où la musique est très traditionnelle, on la joue assis. Quand je les ai vus sur scène je me suis dit « ça existe ça ! ». C’était une musique décomplexée, pas forcément très rock musicalement mais dans l’attitude. Et c’est ça que j’aime : quand c’est rock’n roll ! Tout doit être rock’n roll !
Un rituel avant ou après le concert ?
Pas vraiment. Je me mets dans l’ambiance du concert en pensant au public qui est venu nous voir, qui s’est déplacé pour nous écouter jouer. J’ai souvent beaucoup d’angoisse et tout ce truc noir se transforme en plein de couleurs dès que je monte sur scène.
Un souvenir de scène qui t’as marqué ?
Un jour j’ai cassé mon manche de guitare juste avant de monter sur scène, impossible de le réparer. Je l’ai rabiboché avec ce que j’avais sous la main, foulard tout ce qui traînait. J’ai prévenu le public « je vais jouer faux ». le public ne l’a pas mal pris, au contraire on est resté plus de deux heures. Je n’ai pas baissé les bras et surtout j’ai communiqué avec eux. Le fait de les avoir prévenus ça leur a sans doute plu et on a passé un très bon moment.
Photo: Marion Ruszniewski.

Caroline d'Avout
|
|
|