|
Musiqualite.net est actuellement en pause en
attendant la nouvelle
version
| Concert - |
Alamo Race Track à la Flèche d'Or |
Alamo Race Track à la Flèche d'Or "Sur la bonne piste"
Avec des fans qui s'accumulent, des concerts au poil, et un second album éclatant, les Hollandais d'Alamo Race Track creusent leur sillon dans la scène indie rock. Tout les ingrédients d'un carton sont réunis, notamment, et pas des moindres, un réel talent. Pour quiconque voudrait assister à un concert rock de qualité, un show d'Alamo Race Track ne devrait pas se louper. Comme jeudi dernier à la Flèche d'Or.
ENGLISH VERSION - CLICK HERE
En un peu plus d'un an et demi, le quatuor indie rock d'Amsterdam a donné son sixième concert à Paris. Jeudi dernier 19 octobre à la Flèche d'Or, une foule conséquente est venue voir Alamo Race Track , stars incontestables de la soirée et totalement à l'aise dans ce petit club enfumé parisien.
Le démarrage se fait pied au plancher. Malgré quelques petits soucis techniques au début, le groupe s'en extirpe avec humour et expérience, sans nuire à la continuité d'un set impeccable. Sans attendre, la foule s'excite et se bouge. Le tubesque Black Cat John Brown accroche la pleine attention de leurs fans dont certains connaissent les paroles par coeur et chantent en choeur avec enthousiasme.
Avec cette énergie brute et son charisme, Ralph Mulder, le chanteur, dont la voix puissante évoque celle de Brandon Flowers des Killers, dessert un charme envoûtant sur la foule. Entre son attitude, faite d'assurance et de sensibilité, sa manière de se pencher passionnément vers le micro ou de se joindre au bassiste David Corel pour d'onduleux duos de guitare et de lignes de basse profondes et dansantes, l'ensemble ne laisse aucun doute sur la faculté du groupe à délivrer une présence et un potentiel scéniques impressionnants.
Pour la première fois dans l'histoire du groupe, Hulya Kiliçaslan se joint sur scène au quatuor. Cette chanteuse, venue elle aussi d'Amsterdam, ne cesse de pimenter le concert en dansant au milieu du groupe et en se chargeant des choeurs ou de quelques claviers sur différents morceaux. Une présence indéniable, génératrice d'un intérêt encore plus inspiré du public.
Concentré uniquement sur les morceaux de leur second disque attendu le 31 octobre prochain, empli de rythmes punchy et parfaitement encadré par les choeurs de David Corel et les beats puissants à la The Strokes du batteur Guy Bours, Alamo Race Track délivre une tornade sonique profonde et émotionnelle.
Les riffs élancés des morceaux comme Chocolate years et The northern territory allient un rock sophistiqué à des éléments plus pop, et dégagent le même niveau d'intensité qu'un titre d'Interpol. Les riffs agités et parfois agrémentés d'effets nourrissent une énergie infectieuse qui soulève, et imprime en tête des mélodies qui résonnent encore les jours suivants. Le groupe semble suivre une trajectoire montante. Encore à expérimenter styles et sons, Alamo Race Track parvient à assembler un ensemble cohérent de bonne humeur et d'airs énergiques au style incomparable.
Ecouter ici.
Crédit photos: Robert Gil (www.photosconcerts.com)
Traduction : Julien Cottineau.

Tiffany Miller
En savoir plus :
Site officiel
Fargo Records
|
|
|