CD/Disque
Alice Cooper "Live at Montreux 2005"
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   De son vrai nom, Vincent Furnier, Alice Cooper fait partie de cette race d’artiste qui appartient à la légende du rock depuis déjà pas mal d’années, si ce n’est depuis toujours. Il se produisait le 12 juillet 2005 à Montreux. Retour sur un concert publié désormais, à la veille des 40 ans du festival.
Bientôt 35 ans de carrière, 56 bougies à souffler et un nombre incalculable d’albums dans sa discographie. Évènement oblige, le déplacement à l’autre bout du lac Léman était donc de rigueur. Pour ceux qui n’y ont jamais mis les pieds, le Hall Stravinsky c’est 4000 personnes, deux écrans géants et une performance filmées sous toutes ses coutures. Pour le public, retour aux années 80 avec des t-shirts de Kiss, Maiden, AC/DC et des tatouages un peu partout.
Ponctualité suisse oblige, il est 22h 15 pétantes, comme prévu, les lumières s’éteignent et tante Alice rentre en scène.
Côté musicos, tenez-vous bien. Aux guitares, Eric Dover et Ryan Roxie. Le premier a officié chez Jellyfish et Imperial Drag. Le second s’est fait remarquer chez Candy, Gilby Clarke et Electric Angels. Tous deux ont assuré les guitares en 1995 sur Slash’s Snakepit. A la basse, Chuck Garric, le mec de LA Guns, Dio et Lynch Mob. Et puis derrière les fûts, c’est monstrueux, rien d’autre qu’Eric Singer, batteur de Black Sabbath, Doro et surtout Kiss.
Pour le show, la recette ne change pas. Du théâtre rock avec des couteaux, du sang, un cercueil, un sabre, des diamants et un fouet. Ca fait un peu grand guignol, mais c’est ce qui fait la légende. Très gros son, voix éraillée à souhait et pas loin de deux heures de concert. Le nouvel album (Dirty Diamonds) passe quasi inaperçu et fait la part belle aux grands classiques. «No more Mr. Nice Guy», «Billion dollar babies», «Only women bleed», «Welcome to my nightmare» et «Poison». Après s’être fait copieusement fouetter par vampirela (sa propre fille), on le boucle dans une camisole et on l’emmène à la guillotine. Couic. La résurrection est époustouflante avec «School out» et «Under my wheels». Un vrai show à l’Américaine.
Un an plus loin, Montreux Sounds et Eagle Vision pressent sous format CD et DVD l’événement. Et tout y est. les 27 titres n’ont rien perdu en puissance grâce à une piste DTS optimale et une prise d’images qui reste de haute volée comme l’ensemble des productions Montreux. Pour l’heure indissociable du coffret DVD, le CD se résume en 19 morceaux. «Only women bleed» manque à l’appel, dommage.
Yannick Perrin
Alice Cooper, "Live at Montreux 2005", DVD+CD, Montreux Sounds/Eagle Vision, juin 2006.
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