Le voici, le retour tant attendu d’Amon Tobin ! Petit génie du sampler, des sons déstructurés et des boucles chaotiques, le britannique d’origine brésilienne nous livre un maxi tout frais. Une petite mise en bouche avant un nouvel album complet, attendu dans quelques semaines.
Pour ce nouveau projet, il a ressorti ses micros pour descendre dans la rue et y enregistrer toutes sortes de sons, du voisin qui chante sous la douche aux fourmis dégustant un brin d’herbe ! Toute cette matière sonore brute a bien sûr été ensuite bidouillée, triturée, trafiquée, retravaillée. Pour inventer un nouvel univers sonore très riche, sans vraiment début ni fin. Le premier morceau, Bloodstone, navigue entre valse psychédélique et trip-hop futuriste bien carré. Beaucoup plus barré, le second, Esthers’s, joue sur le contre-pied, entre notes de piano cristallines, troublées par des cliquetis mystérieux, des bourdonnements de guêpe et… des vrombissements de moto saturant les basses ! Le dernier morceaux, enfin, n’est lui pas vraiment inédit, puisqu’il est tiré de la bande-son d’un film hongrois (Taxidermia) réalisée par Amon Tobin. Plus "classique" dans sa forme, il a été construit sur des samples de sons industriels. Une petite introduction donc, qui donne envie d’en entendre rapidement un peu plus. La sortie de l’album, intitulé The Foley room, est annoncée pour le 5 mars 2007. Avec en bonus, annonce Ninja Tune, un DVD documentaire sur toute l’histoire et la réalisation du disque.