Amor Belhom Duo
"A bicyclette"
Une poignée de spectateurs avaient bravé la rigueur de l'hiver 97 pour découvrir Amor Belhom Duo à la Bimbothèque, ancien lieu culte de la vie alternative paloise. "Exilés" à Tucson Arizona, patrie d'une "certaine idée du rock", Naïm Amor (voix, guitares et cordes) et Thomas Belhom (percussions, batterie et voix) nous avaient soufflé par leur simplicité, leur ingéniosité et leur fantastique reprise de "A bicyclette" d'Yves Montand.
Après s'être encore une fois fait remarqué durant l'été 2000 avec un deuxième album éponyme tout en finesse, Amor & Belhom ressortent leur premier album Wavelab. Toujours en mouvement d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique, Paunet a interviewé Naïm Amor… par e-mail. Bon voyage !
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Votre musique est un mélange de chansons aux ambiances rétro et de recherche sonore. C'est une musique très libre qui laisse une grande place à l'improvisation. Qu'est ce qui vous guide ?
Effectivement, notre musique est constituée de bagages faits de ce que nous avons écouté depuis l'enfance, mais l'improvisation est l'agent indispensable pour activer et faire vivre la musique.
Wavelab, ressorti en 2001, est en fait votre premier album.
L'album s'appelait à l'origine "Wavelab Performance" et fut enregistré en mai 98. Nous l'avons sorti par nous même mais n'a été distribué qu'à une échelle confidentielle, nous en avons d'ailleurs encore des copies.
Aujourd'hui il sort après avoir été remixé, réarrangé et réédité. Toutes les voix ou presque ont été réenregistrées, c'est un exercice rare que d'être amené à revoir un disque trois ans après sa première forme. Il a été très intéressant de revenir sur quelque chose derrière nous et le reconsidérer avec un regard forcément nourri de plus d'expérience.
Les chansons de wavelab sont-elles plus "rock" que celles de votre second disque "amor belhom duo"
Les chansons ne sont pas plus "rock". En fait lorsqu'on y regarde de près l'énergie générale est certainement plus "live". Sur scène nous déployons toujours beaucoup d'énergie, un qui vive constant qui se rapproche de l'énergie du rock.
Qui est Marianne Dissard ?
Marianne Dissard est une réalisatrice qui a tourné essentiellement des documentaires, notamment sur Giant Sand. C'est elle qui m'a présenté Joey Burns de Calexico en 1995. Elle écrit aussi des chansons, et c'est une collaboration très ludique que nous avons ensemble. Elle chante aussi sur certaines chansons de ABD et sur une chanson de Calexico "the ballad of Cable Hog".
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Wavelab, c'est aussi un studio à Tucson. Qu'a-t-il de particulier pour qu'on lui dédie un album ?
Sans en passer par l'aspect technique néanmoins très intéressant mais qui n'intéresse que les musiciens (le studio est équipé d'un magnétophone 16 pistes MCI de 1976 2 pouces...) le lieu est spacieux. Il permet de sculpter l'acoustique aussi bien en jouant avec l'espace (grand) du studio que de manière virtuelle comme dans n'importe quel studio moderne. C'est vraiment une combinaison de travail à l'ancienne, puis moderne très acoustique avec peu de pistes obligeant à savoir ce qu'on veux un minimum et être capable de le jouer sans compter trop sur les bidouilles pour rattraper.
Bien sur il y a aussi l'ordinateur que Craig Schumacher, l'ingénieur, manie aussi bien dans le montage et les effets, que la lame de rasoir manuelle pour couper la bande....C'est aussi un endroit assez bordélique qui fait qu'on s'y sent à l'aise un peu comme chez soi, il y a toujours un vieil instrument à tripoter, de la place pour déambuler et c'est là que les idées viennent, pas quand on est rivé sur son siège à attendre....
Les membres de Calexico apparaissent souvent sur vos album. Vous tournez avec eux. Vous avez aussi sorti "ABBC". Comment s'est passée la rencontre...et la suite ?
Nous nous sommes rencontré en jouant, c'est ce qui nous a permis de nous connaître. Avant l'idée de faire un disque nous jouions tous les quatre dans les clubs de Tucson. C'est par la suite et sur la proposition du label Wabana que nous avons commencé à enregistrer. La procédure d'enregistrement était par contre un peu plus compliquée puisque Calexico s'est mis à tourner beaucoup, nous enregistrions par intermittence. Nous avons des propositions pour faire tourner ABBC au Japon en Europe, cela dépend de nos disponibilités respectives.
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Comment vous êtes-vous retrouvés en Arizona ?
Je suis allé a Tucson en 95 voir Marianne Dissard qui y résidait depuis un moment, la ville m'a plus immédiatement. Je suis revenu l'année suivante avec Thomas avec le projet de jouer, ce que nous avons fait, l'accueil fut chaleureux nous avons décidé de revenir nous y installer la même année. Tucson est considéré comme une petite ville, c'est formidable pour la musique, de l'espace pour jouer dans tous les bars, clubs de la ville quand on veut. C'est une ville pour vivre sa musique, en vivre c'est autre chose mais c'est un lieu où on peut développer son travail devant un public et non cloîtré dans un studio de répétition très cher...
Après les tournées, quels projets ?
Nous sortons nos deux disques en septembre aux USA sur le label CARROT TOP, nous devrions tourner ensuite sur tout le pays. Nous commençons à travailler sur un troisième album…
Propos cyber-recueillis par Eric Nahon
Albums :
Amor Belhom Duo (ici d'ailleurs, 2000)
Wave lab (ida – 1998-2001)
Albums parus sous le nom d'abbc :
Tête à tête (vicious circle 2001) 
Propos recueillis par Eric Nahon
Aller plus loin (liens) :
http://www.icidailleurs.com
http://www.libcong.com/marianne
En savoir plus sur l'album
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