ANDREW BIRD
"Interview à Musiques en Stock (festival)"
Jeune auteur compositeur de talent, Andrew Bird était de passage à Cluse avec son nouvel opus « The Mysterious Production of eggs ». Sa simplicité et sa gentillesse en font un des artistes les plus attachant de la scène actuelle. Rencontre avec ce personnage hors du commun.
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ANDREW BIRD
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Photo ©
Hervé ALLEMAND / photo-illustration book |
On a l’impression que tes albums traduisent un état d’esprit ?
Au fait, c’est plusieurs états d’esprit, c’est plusieurs sensations à la suite et c’est difficile d’aller toujours dans le même sens, car la vie change tellement que ce n’est pas toujours évident. Je suis toujours à la recherche de quelque chose que je n’ai toujours pas trouvé, et chaque disque c’est un peu une recherche de moi-même.
J’ai vu que tu avais enregistré « Weather System » à Nashville, c’était important pour toi d’aller là-bas ?
C’était important pour moi de travailler avec Marc Nevers, qui a une très bonne oreille pour tout ce qui est acoustique, mais le fait que j’enregistre à Nashville c’était pas très important.
Pour ton dernier album tu as déclaré que tu te mettais dans la peau d’un enfant qui parcourt le monde des adultes, je voulais savoir si ta vie était comme cela ?
Pour moi la vie est assez mystérieuse, et y a chez moi cette envie et cette recherche de comprendre le monde des adultes.
Tu joues de la musique depuis l’âge de 4 ans, tu arrives à passer des moments sans y penser ?
Il est vrai que je m’implique beaucoup, et il est vrai que je suis resté fixé sur le violon pendant très longtemps, et au bout d’un moment mon corps à fait un rejet, comme si il me demandait d’arrêter et quand j’ai eu 22 ans, mon bras à arrêté de jouer du violon, et là à 31 ans, c’est tout mon corps qui commence à me dire arrête.
C’est donc pour ça que le violon est moins présent sur ton dernier album ?
Oui, c’est pour cela que j’ai passé plus de temps à écrire des chansons, mais la chanson c’est tout un univers, écrire une chanson c’est pas que ça la musique, mais c’est aussi travailler sur le design des albums, c’est plus un contexte général maintenant.
Tu est considéré comme un chef d’orchestre sur scène, ta vie tu l’envisages comme ça aussi ?
Non, en plus si je joue avec d’autres musiciens, je veux qu’ils soient très différents de moi et indépendants, et je veux pas gérer ça comme un chef d’orchestre.
En 3 mots tu qualifierais comment Andrew Bird, l’artiste ?
Ce n’est pas très gentil comme question, mais moi je laisse venir à mon esprit les mélodies en premier, elles viennent tous les jours, et après c’est plutôt les mots qui viennent, mais je fais tout ça dans un esprit très naturel.
ANDREW BIRD
« 5mn au bar »
Ton meilleur souvenir en festival ?
J’ai été à un concert quand j’avais à peu près 20 ans, car je ne suis jamais allé à un festival ou à un concert avant. J’ai adoré car c’était mon premier concert. C’était un groupe Japonais.
En tant qu’artiste ?
Pour l’instant je n’ai pas fait beaucoup de festival, mais j’ai des souvenirs d’un festival dans les rues de Chicago où tout le monde joue, c’est plus des festivals de rue. Mais sinon j’ai participé aux Eurockéennes de Belfort et j’ai trouvé ça vraiment cool, y’avait 3000 personnes totalement excitées, j’ai trouvé ça vraiment sympa.
Ton plus mauvais ?
J’ai joué dans un festival en extérieur à Chicago, et je devais commencer à jouer et rien ne marchait, aucun instrument, rien. C’était un très mauvais souvenir. Je n’aime pas trop la foule alors je ne m’expose pas trop. Donc je n’ai pas trop de mauvais souvenirs. Mais j’adore être sur scène.
Si tu avais le temps de voir quelqu’un ?
Emilie Simon, car j’adore la musique électronique. 
Propos recueillis par Daniel Kall
Aller plus loin (liens) :
Site officiel
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