Voix sensuelle, mélange contagieux d’improvisation maîtrisée et de nappes électro : Beate S. Lech (chant et samples) et Marko Reksjo (basse) poursuivent leurs expérimentations nu-jazz. Depuis leur découverte par Bugge Wesseltoft, en 1999, les deux norvégiens ont déjà fait plusieurs fois le tour du monde sur la lancée de leur premier opus « Home ». Mais pour ce troisième album, tous deux assurent avoir voulu un disque « plus accessible ». Oubliées la coloration très électro ou les incursions drum-and-bass : privilégiant des arrangements minimaux et une production plus accoustique, Closer donne plutôt envie de s’installer tranquillement au fond de son canapé pour apprécier ces morceaux dépouillés qui font le cœur du disque (« Airing », « Tomorow »). Même si quelques passages nettement plus groovy (« Skin Deep », « Goldilocks ») viendront aussi réchauffer à point nommé les fans de ce duo venu du froid.
En concert le 2 juin avec Gilles Peterson au Tryptique (Paris)