Jérôme Attal est un auteur particulier. Les textes de ses chansons sont toujours très écrits qu’il parle de la vie, de l’amour ou de son nombril. En continuant sur la voie de l’humour de l’érudition, Jérôme Attal continue de se tailler la redingote de dandy qu’il affectionne.
Jérôme Attal est un compositeur particulier. Sa pop teintée d’electro est diablement efficace pour polluer nos cerveaux avec ses petites mélodies accrocheuses.
Jérôme Attal est un interprète particulier. Sa voix légèrement nasillarde peut heurter d’emblée. Mais il faut bien avouer qu’on s’y habitue assez facilement. Cette voix parfois trop maniérée charme autant qu’elle énerve et c’est ce mariage de l’aigre et du doux qui emporte le morceau. Ce deuxième album, plus abouti que le premier, permet d’entrer de plein pied dans la galaxie Attal, un mélange de bobo érudit sympathique, grand duduche romantique, gueule d’amour à qui on donnerait le bon dieu sans confession et les bonnes sœurs dans le confessionnel, capable de nous tordre de rire ou de nous émouvoir d’un morceau à l’autre. "Jérôme Attal", un disque et un artiste qui vaillent qu’on se penche de son côté. Juste pour qu’il ne figure pas dans 10 ans dans la rubrique "ces trésors cachés de la pop française"…