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The Who, Paléo Festival de Nyon |
The Who, Paléo Festival de Nyon "Toutes générations"
Le plus grand groupe de l’histoire du rock est en tournée européenne pour 23 dates. Passage du côté des Helvètes dans la programmation du Paléo, plus grand festival de la Suisse Romande, le 20 juillet dernier.
35 000 spectateurs. Autant dire que l’ambiance est électrique. Il est bientôt minuit et le gros morceau de cette 31e édition s’apprête à fouler la grande scène. Le public hurle leur nom, l’instant est immense, l’explosion imminente. Pete Townshend et Roger Daltrey sont dans la lumière. «Nous venons d’ailleurs, d’une autre époque et vous n’étiez même pas nés» scande le guitariste juste avant d’envoyer I Can’t Explain. Le reste appartient à la légende, à l’histoire du rock.
Planté derrière les retours, je n’ai que trois morceaux pour immortaliser l’événement. Le souffle coupé, à un mètre du groupe, le choc est inouï.
Comme «support team», le duo confirme les services de l’imperturbable bassiste Pino Palladino, du batteur Zak Starkey (fils du Fab Four Ringo Starr), de Simon Townshend (le petit frère) en renfort à la guitare et de John «Rabbit» Bundrick aux claviers. De là haut, Keith et John n’on aucun souci à se faire sur la pérennité du groupe.
Cette nouvelle mouture cartonne depuis 2002, année où Entwistle s’en est allé ailleurs. Et l’équipe sonne à merveille, ça joue fort, très fort.
Le public ratisse large. Les très jeunes sont devant, t-shirt à l’effigie de leurs idoles. Même la sécurité porte les couleurs du groupe. Les quadras et plus ont des sourires plein les yeux.
Pour le set, c’est la grande classe. Who are you, Baba o’Riley, Love Reign O’er Me, My Generation, Anyway Anyhow Anywhere, The Seeker, Behind Blue Eyes, deux nouvelles chansons et un Won’t Get Fooled Again anthologique. Le rappel se fera sur Substitute et cinq titres empruntés à l’opéra rock Tommy. Medley incroyable, logiquement terminé par Listening to You. Daltrey salue la foule d’un «merci et au revoir», il embrasse son vieux compagnon de route et quitte la scène.
Il est 1h 30 du matin et le public du Paléo est sur les rotules. Difficile de redescendre après une telle performance. Il y a des concerts que l’on attend toute une vie. Celui-ci en faisait forcément partie.
Photos: Yannick Perrin, droits exclusifs.

Yannick Perrin
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