| Reportage - |
Brazilian Girls au Nouveau Casino |
Brazilian Girls au Nouveau Casino "New York rencontre Rio"
D’une musique éclectique et prolifique, les Brazilian Girls ont surchauffé un Nouveau Casino frais et disponible pour les accueillir. Venus à l’occasion de la sortie de leur second album Talk to la bomb, ces New Yorkais marchent d’un pas assuré vers le soleil brésilien.
Ils n’auront pas attendu la venue d’une ère nouvelle pour se jeter avec conviction dans une musique des plus colorée. Non pas qu’ils réinventent un style ou une manière d’évoluer, tant sur leur second album Talk to la bombe, que sur scène. Mais plutôt une démarche proposant un projet, une conception de la musique et un art de la mise en scène bien défini. C’est entre l’attirance de l’œil et de brides electro, pop, dub voire tango que nous cherchons à trouver notre place. Même si la formation des Brazilian Girls n’impressionne pas, une sorte de classe s’en dégage. Et l’arrivée du groupe, non démonstrative, sait susciter l’intérêt du public. Un petit côté yankee à l’allure propre et séduisante. Assurément séduisant à en regarder Sabina Sciubba, leader de ce quatuor, posée face à nous, nue ?! Puis sous les projecteurs, laissant apparaître un costume de danseuse electro-rétro couleur peau, censuré de toutes ses formes et de tous ses sens via de grandes bandes noires. On atterrit ainsi dans un univers rythmé, un brin débridé, mais contrôlé. Une multitude d’enchevêtrements sonores pouvant s’avérer déroutants, très souvent entraînants.
L’expression sous diverses formes (basse légère et soutenue par maintes notes frappées / exposition d’un corps nu dissimulé) est mise en avant. Et la communication se retranscrit par les mouvements déhanchés du public.
On a envie de taper du pied à la mode rock (Jique), de se dandiner dans un défilé de bossa-nova (Sweatshop) ou bien de disjoncter sur des nappes électroniques (Le territoire).
Un mariage bien réussi et auquel chacun se prête avec plaisir. Sabina, imposante et glamour à la tête du groupe donne le ton. MR à la batterie millimétrée tel un métronome dans ses mouvements, MP faisant rebondir sa quatre cordes d’un groove claquant et MT assurant un grain parfois piquant, parfois guimauve sur cette atmosphère générale. Une prestation scintillante et énergique où chacun aura su tirer sa part de plaisir.
Photos: Julie Gautier (Festival de Montreal 2006)

Nicolas Maquestiaux
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