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Asyl |
Asyl ""Notre concept c'est la bande de potes""
Le combo rock français ne cesse de monter en puissance. Le bassiste Antoine de Saint-Antoine et ses compères ont eu la difficile tâche d'ouvrir le festival vendredi après-midi.
Avec qui aimerais-tu partager la scène ?
Avec Franz Ferdinand ça aurait été rigolo. On aime bien aussi Katerine. Mais je ne ferais pas une collaboration comme ça sans connaître la personne. On a partagé la scène avec Andy Gill, notre producteur et ancien guitariste de Gang of Four à la Maroquinerie (en juin, ndlr) ou encore avec Daniel Darc au Printemps de Bourges cette année. Notre concept c'est la bande de potes. On aurait du mal à faire une collaboration juste pour l'image, ce serait plus au nom de l'amitié, histoire de défendre un sentiment fort. Se rencontrer brièvement, faire une balance, le concert et puis c'est fini, ça ne nous intéresse pas.
Qu'est-ce qui ta donné envie de faire de la musique?
Quand j'ai découvert le rock, je croyais que c'était de la magie, qu'il fallait être un shaman. J'écoutais du hard-rock, avec beaucoup de solos, c'était très technique. Je crois que Nirvana nous a décomplexé, c'est ça qui nous a donné envie de nous y mettre. Et puis on a découvert tout un tas de groupes qui jouaient plus simplement comme les Sex Pistols, les Clash, et toutes les scènes de Seattle, San Francisco ou Washington. C'était compliqué en réalité mais ça nous donnait la possibilité d'envisager le rock d'une autre manière et de l'aborder plus simplement.
Avez-vous un rituel avant ou après la scène?
On se fait la bise juste avant, pour avoir un contact. Et on se dit "à tout à l'heure". Après, soit on se tape sur la gueule soit on est content!
Le meilleur moment vécu sur scène?
Lorsqu'on a joué avec Daniel Darc au Prontemps de Bourges, c'était très fort. A la fin ça se barrait en couille, les micros volaient de partout. Daniel Darc était dans une humeur destroy, il a eu un rapport très physique avec nous, il a déchiré le jean de Matthieu (chant, ndlr), c'était vraiment sauvage. Les gens étaient scotchés, et comme eux je ne sais pas si tout ça était très nul ou très bien à vrai dire!
La pire galère?
On jouait à la Casamance, un petit bar concert de La Rochelle. On habite tous à 100 mètres de là. Quand Benji (batteur, ndlr) a cassé sa pédale de grosse caisse. On n'avait pas pour une fois de quoi remplacer. On a donc emprunté la pédale de l'autre groupe, et Benji l'a cassé à nouveau! Il a donc foncé chez lui en chercher une autre. Pour passer le temps on a joué le Sex Beat de Gun Club dans une version ultra lente pour lui laisser le temps de revenir, et on a ensuite relancé le concert. Sur le moment, il ne fallait vraiment pas se décomposer!
Photo: Marion Ruszniewski

Julien Cottineau
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