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CD/Disque
Axelle Renoir"Ushuaïa by Axelle Renoir"
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Ecologie, marketing et lyrisme. Tout ce que touche Ushuaïa se transforme en réussite commerciale. Même quand la marque verte se met la musique ?
par Aena Léo | le 09/04/2007 | genre: variété- trip hop lyrique
Une émission, des DVD, du matériel de camping, un candidat aux élections présidentielles. Depuis quelques mois, Ushuaïa frôle l’omniprésence médiatique. Et nous, la saturation critique. Car même (voire surtout) le plus militant des écolos n’est pas dupe : la marque de Nicolas Hulot est aussi (voire surtout) l’un des meilleurs outils marketing de TF1. Alors quand l’album Ushuaïa atterrit dans notre boîte aux lettres, on est d’abord méfiant. Très méfiant. La main tremblante, saisi par un sursaut de conscience professionnelle, on approche tout de même le disque du lecteur, ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre.
Le premier morceau s’ouvre sur le chant de violons inquiets et lyriques, portés par une base électro. Intense. On a… Non, trop facile, le coup des violons qui tirent une larme, ça marche à tous les coups.
Deuxième morceau : à nouveau, un doux fond de programmation électro sur lequel se lèvent des violons expressifs. Puis quelques échos de chant féminin. Et d’autres instruments qu’on arrive pas à identifier parce qu’on ne réfléchit plus. On se laisse envahir par les images que la texture dense et émotionnelle des titres éveillent. On voyage entre un trip hop efficace à la Morcheeba ; une soul efficace, lorsque la chanteuse Emily T pose sa voix sur le tire Sunshine ; des envolées classiques puissantes ou encore, des sonorités pop-rock. On a… Oui, on commence à aimer. Et on comprend mieux pourquoi quand on se penche sur la biographie d’Axelle Renoir, à qui l’on doit le disque. Victoire de la Musique en 1996, elle a failli devenir chef d’orchestre avant de se réorienter vers la composition. Depuis, cette adepte de la pop harmonique compose des musique de film.
Pourtant, arrivé au quatrième morceau, un étrange sentiment de déjà-vu s’installe. Les titres tournent rapidement en rond et l’émotion soulevée par les premiers instants retombe comme un soufflet. Pire, on a même l’impression de s’être fait piéger. Comme si, à vouloir trop bien faire, Axelle Renoir s’était limitée à une seule ficelle, celle du lyrique intense. Efficace, à condition de ne pas s’y limiter. Dans le cas contraire, ça finit par sonner terriblement creux. Dommage, ça commençait bien.