CD/Disque
Ben Harper, Blind Boys of Alabama "There will be a light"
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    Le caméléon de la pop a encore frappé. Madonna ? Mickael ? Pfuuu, que nenni, le caméléon de la pop, le seul, l’unique, l’inimitable même, c’est Ben Harper, qui revient avec un album aussi prenant que réussi, There will be a light.
On l’a connu pop-rock, sur son dernier album. Un disque sympa, quoique, connaissant Ben, on pouvait attendre mieux. On l’a connu folk, voix et guitare seules, genre musicos de talent pour qui le dépouillé résume l’essentiel. On aimait beaucoup aussi. Mais cette fois, Ben Harper frappe là où on ne l’attendait pas. Adieu Folk, good bye pop, place au Blues. Et pas n’importe lequel, s’il vous prêt, original blues. Encore une des facettes que le caméléon de la pop nous avait cachées. Parmi ses amis, ils compte les Blind boys of Alabama, une bande de bluesmen plus tout jeunes, mais très, très forts dans leur genre. Pour son nouvel album, Ben est allé les chercher, histoire de tailler un morceau avec eux. Et le résultat est à la hauteur des espérances. Les voix des vieux bluesmen portent celle de Ben pour lui donner une sonorité en provenance directe des fifties, chaleureuse et vibrante. Côté accompagnement, point trop s’en faut, on ne se refait pas. Les instruments acoustiques, guitares en tête, donnent ce qu’il faut magique aux morceaux. Bref, un bel exploit que fait ici Ben Harper. Loin d’être une énième reprise des classiques des aînés, son disque va beaucoup plus loin. Il fait revivre le blues et plus, le renouvelle, en lui apportant sa ferveur, son énergie et son talent.
Marie Charrel
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