La plume de Katerine, le second degré des Little Rabbits, la dextérité de Beck, BO bricole une french pop habille et sautillante bourrée de samples, de chœurs, de wizz, de crack boum hu… Amusement et délire en vue.
Découvert par Longueurs d’Ondes à la sortie de son premier album 323 zap Shangai baseball , BO pousse les manettes sur Koma stadium, brassant rock, électro, funky dans des compositions déstructurées aux textes décalés (en français et en anglais, s’il vous plait). Aussi à l’aise avec les mots qu’avec les consoles, ce dandy s’amuse de tout, de rien, comme un gamin avec son premier Bontempi. "Check point Charly, Charly Brown, Brown Sugar, Sugar Ray Leonard, Leonardo Di Caprio"…des paroles qui s’amusent aussi de tout, de rien, et qui nous amusent au passage. Tout ici est second degré, légèreté et passion, écrit avec classe et inspiration. Koma stadium est un shaker sans concession, osant les mix les plus improbables, entêtants et dansants. Car oui, BO veut s’éclater, offrir de la bonne humeur et faire danser. Imaginons un instant un dance floor ‘branché’ de VIP se trémoussant sur l’éclatant Happy Song ou reprenant en chœur les paroles de Gonzopolis ("Les Couilles de King Kong relookées par Starck"). Adieu la déprime et le spleen d’hiver, BO est là pour redonner un sens à la fête et à la pop française. "Un atomique ping pong dans nos têtes à claques".