CD/Disque
Buzzcocks "Flat-Pack Philosophy"
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  Nouvel album des Buzzcocks, 30 après « Orgasm Addict », leur premier 45 tours. Les punks de Manchester souffrent-ils d’impuissance ?
« Recherche musiciens pour reprendre ”Sister Ray” du Velvet Underground ». ”Sister Ray”, c’est le morceau le plus déglingué de White Light / White Heat, leur deuxième album anxiogène comme une histoire d’Hubert Selby. Près de 20 minutes de musique de ferrailleur arty avec des concassages en règle de guitares saturées et des paroles au poil : « She's too busy sucking on my ding dong / Oh, she does it just like Sister Ray said » - les Buzzcocks ne seront jamais si littéraires, seulement plus concis.
Bref, cette annonce passe fin 1975 dans un canard de Manchester. Son auteur s’appelle Howard Devoto et il est étudiant en philo. C’est l’acte de naissance des Buzzcocks. Le groupe fait des allers-retours à Londres. Rencontre les Sex Pistols et l’indécrottable Malcolm McLaren et les invite à venir jouer à Manchester. En 1977 sort leur premier 45 tours : « Orgasm Addict ». S’ensuivent deux excellents LP Another Music in a Different Kitchen et A Different Kind of Tension. Des morceaux courts, franchement mal fagotés, débités à la hâte. Ca possède une allure folle.
En comparaison, Flat-Pack Philosophy, nouvel album sorti 30 ans plus tard, ordinaire. Voire terne. Ca va toujours vite. C’est concis – 14 morceaux en moins de 37 minutes. On évitera donc de parler de l’album de la maturité. Sauf que la voix a vieilli. On a javellisé toute la crasse musicale – production et enregistrement luxueux. C’est trop propre. Les compositions sont plus léchées que d’habitude. Ca prend une tournure pop. On est parfois pas très loin du rock FM. Quitte à choisir, on préférera acheter les rééditions.
Etienne Lorettu
Buzzcocks, "Flat-Pack Philosophy", Cooking Vinyl / Wagram, mars 2006.
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- Site officiel
- Wagram |
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