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Cali ""On a tous été virés du bahut""
Figure incontournable désormais de la scène française, le Catalan n'a pas manqué le rendez-vous d'Evreux. Et revient sur son passé plus... agité.
Avec qui, parmi la programmation, aimerais-tu partager la scène?
dEUS! Je suis un fan absolu. Leur morceau Instant Street est le plus morceau pop de tous les temps. Si j'étais prof de pop je l'enseignerais à mes élèves. Mais ils ne me connaissent pas. Demain avec les Dionysos ça l'aurait bien fait aussi. A chaque fois on se marre bien avec eux.
Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire de la scène?
U2 à Toulouse le 20 octobre 1984. Ils venaient de jouer 40. Et Bono a soudain dit que beaucoup de gens n'avaient pas pu entrer, c'était archi complet, et que pour eux, ils allaient donc mettre les amplis à fond pour que les gens dehors puissent aussi en profiter! C'était ultra fort. Et je me suis dit, voilà, c'est ça que je veux faire.
As-tu un rituel avant ou après de monter sur scène?
J'entoure et je serre mes musiciens très fort, comme un entraîneur de rugby. Et ensuite je me mets la tête dans les jambes, ça fait monter le sang à la tête juste avant de monter sur scène. Ca m'arrive également de rechanter dans ma tête les passages les plus difficiles de mes chansons. Après le concert, en général c'est la fiesta, on célèbre.
Le meilleur moment sur scène?
J'en ai énormément. Comme l'an dernier aux Eurockéennes où mes fringues étaient déchirées en sortant de scène. Ou la première fois qu'on a joué aux Vieilles Charrues. C'était un choc physique de jouer devant autant de monde, en sortant de scène j'avais envie de vomir! Ca me fait souvent ça quand un concert était vraiment fort. Aux Charrues j'avais également rencontré Patti Smith, et les Waterboys. Après j'ai tous ces souvenirs sur scène en duo avec Thiéfaine, Bashung ou Higelin, ce grand bonhomme.
Et la pire galère?
C'était avec mon premier groupe, Pénétration Anale, au lycée. Notre titre phare s'appelait J'encule le lycée Charles Renouvier, le nom de notre bahut. Quand on a joué ce morceau lors de la fête du lycée, le proviseur a sauté sur la scène et s'est accroché à la basse! Tandis que la directrice-adjoint arrachait les baguettes des mains du batteur! On a tous été virés du bahut mais on est du coup devenu une légende! J'en suis très fier. C'était en fait le pire et le meilleur moment!
Photo: Marion Ruszniewski.

Julien Cottineau
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