Etrangement et comme à l’accoutumé, ce second album des Captain Murphy sonne très rock... suédois ! Nous y re-voilà, décidément ! Pas facile de venir se ranger aux côtés de plusieurs groupes au caractère rock issus de la même terre. Mais lorsque cela est réalisé avec classe et punch... alors là !
par Nicolas Maquestiaux | le 03/04/2007 | genre: rock'n'roll et bien plus...
Ancré sur les terres de Stockholm et né il y a de cela 8 ans, le quartet suédois empreinte une voix résolument rock aux variantes chaloupées. Les pins de glaces sèchent au soleil, les fjords bouillonnent et la suède sursaute à l’écoute de Human cannonball, titre éponyme, premier de l’album. Entrée en matière des plus fracassante sur un solo guitare ultra rock’n’roll au costard taillé version années 70’. Un peu à la mode MC5’ quelque part. Le ton est donné. On retrouve cette touche rock sur Leaving all the dead behind. L’énergie est condensée et l’ensemble particulièrement fluide. Un morceau à l’écoute facile qui file vite envie de claquer des mains et hurler à tout va. Ailleurs les ambiances se font plus effrénées. Saturations au grain aguicheur et rythmiques endiablées pour Oooh ah wap shee wah yeah !. On pense inévitablement à The Hives tant la voix et l’excitation transmise par Boy Gustafsson s’apparentent à celles de Howlin’ Pelle Almqvist. Coïncidence ? Non. La suède compte simplement moult talents pour la création d’un rock’n’roll franc et entraînant. On ose même la comparaison avec Dungen sur des titres comme Stuzie ou bien Space is a cold and lonely place. Compositions plus légères au son aérien et à la mélodie éparpillée.
Avec Don’t believe in ‘em people, nous nous situons à la croisée d’un stoner adouci et d’un rock un peu garage, un peu sympa. Bref, ornée de cuivres gras et rondouillards, la recette fonctionne à nouveau.
Les Captain Murphy emmènent leur inspiration vers tout ce qui bouge, que cela soit clair. Pas de fioritures et d’expérimentations hasardeuses de toutes sortes. L’idée est d’expirer une musique intense, chaude et directe. Ni plus, ni moins à en juger The mighty plan, sautant de haut en bas sur un beat binaire excessif, raillé de guitares frénétiquement ska !