Une Victoire de la Musique en poche, Sanseverino revient avec un deuxième album aussi efficace que le premier. Au programme : jazz manouche et guitare servis par des textes piqués d’humour.
par Marie Charrel | le 08/09/2004 | genre: chanson française
Un coup d’œil à la pochette suffit à donner le ton de l’album. Le sourire malicieux de Sanseverino en dit assez. Quand le Tango des gens est sorti en 2001, personne n’aurait parié que ce guitariste atypique emporterait la France dans un tourbillon de swing et d’humour. Avec Les sénégalaises, le titi parisien confirme son talent d’auteur compositeur. S’il ne s’embarrasse pas d’accompagnement instrumental, c’est parce que l’essentiel réside dans ces textes. Seules quelques percussions, un violon ou un piano viennent de temps à autre agrémenter sa guitare aux accents manouches et sautillants. Les chansons sont des tranches de vie aux effets secondaires hilarants. Des accros à la cigarettes aux histoires de dentistes, Sanseverino passe au crible les petits tracas de la vie pour les présenter sous leur meilleur jour, celui du rire. Il sait même se faire poète, comme sur Le dormeur du mal vivant ou La voisine des oiseaux. Seul bémol : si la veine de l’humour est bonne et inépuisable, l’ambiance instrumentale est parfois répétitive. La surprise sera peut-être du côté du troisième album…