CD/Disque
Dam "Ihda/ Dedication"
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  A l’occasion de leur concert le 9 décembre aux Transmusicales de Rennes, Musiqualité revient sur Dedication, le second album du groupe de rap palestinien DAM, sorti en octobre, entre beats US et orchestrations orientales, avec comme toile de fond, les rudes conditions de vie en Palestine...
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DAM signifie « éternité » en arabe, « sang » en hébreu et se trouve être l’acronyme de « Da Arabian Mc’s » en anglais. La définition de DAM pourrait aussi se résumer à « groupe de rap ouvert sur le monde vivant en Palestine, l’un des lieux les plus verrouillé de la planète »...Cherchez l’erreur...Vous ne la trouverez pas. DAM, c’est d’abord, à la fin des années 90, un duo : Tamer Nafar et son frère Suhell, joints par Mahmoud Jreri, rappeur-auteur orginaire lui aussi de la ville de Lod, peuplée d’Arabes, de Juifs et située à une vingtaine de kilomètres de Jérusalem. En 1999, le groupe naît, sort en Palestine un premier album , et marque rapidement un gros succès en 2001 avec le titre Min Irhabi (Qui sont les terroristes ?). Morceau controversé, relativement violent dans ses propos et dans son clip , mais qui correspond a une frustration partagée par beaucoup de proches de la cause palestinienne dans le monde...En effet, le morceau diffusé sur le net (www.arabrap.net) est téléchargé plus d’un million de fois dans le mois suivant sa sortie... Ce succès si retentissant a permis au groupe d’assumer pleinement sa vocation de porte-voix de la jeunesse palestinienne. Le morceau a ainsi été intégré dans une compilation française de soutien à la Palestine où figuraient Manu Chao, Zebda ou Noir Désir...
Pour ce second album, Dedication (qui signifie Dévouement) le discours s’est plutôt apaisé. La question de la liberté de mouvement, d’action et de pensée, ainsi que l’avenir d’une jeunesse sous pression apparait en filigrane dans l’ensemble du disque. Ainsi, même si le groupe DAM aborde d’autres thèmes que celui du conflit israélo-palestinien, comme le statut de la femme, c’est toujours de liberté confisquée dont il s’agit. Entre beats hip hop US et orchestrations orientales, l’album de DAM, chanté en arabe, fait incontestablement bouger la tête, mais on imagine que sur scène, le groupe déménage. A suivre de près !
Eglantine Chabasseur
Red Circle Music/ Nocturne
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