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CD/Disque
Depeche Mode "Playing The Angel"
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Quasiment 25 ans de carrière, et voilà seulement la 11è livraison d'un des derniers dinosaures rescapés de la scène pop des eighties. Depeche Mode prend son temps et c'est tant mieux. Si « Exciter » avait pu décevoir, « Playing the Angel » rehausse largement le ton.

par Julien Cottineau | le 24/10/2005 | genre: depeche mode

Depeche Mode - Playing The Angel
Tout ce qui restait de Depeche Mode ces dernières années tenait dans des compilations et des remixes. Car depuis le certes bon mais léthargique « Exciter » en 2001, la formation s'était déformée, éclatée entre albums solos (Martin Gore, Dave Gahan) et production (Andy Fletcher et son label Toast Hawaï).
Mais un quart de siècle plus tard, Depeche Mode n'est pas encore une bête agonisante. Et « Playing the Angel » remet les pendules à l'heure. Dès l'introductif « A Pain that I'm Used to », agressif d'emblée puis dansant et sombre, suivi de « John The Revelator », impeccable morceau renouant avec la grande et pure tradition Depeche Mode, ce onzième opus renoue avec une fraîcheur, une flamme et une envie perdues en cours de route depuis le magistral « Ultra » en 1997. Evidemment, on ne change pas vraiment une équipe qui gagne, habituée des stades pleins et des sommets des hit-parades. Martin Gore recycle toujours les même sujets, entre souffrance, religion et sexualité. Les contours originels musicaux de Depeche Mode sont également revisités pleinement, et à l'envi. Certes, la pâte de Ben Hillier (qui s'est occupé de Blur et des Doves) aurait beaucoup influencé le groupe et lui aurait redonné du souffle et un nouveau son grâce à de vieux synthés dépoussiérés. Reste que ce « Playing the Angel » nous joue du Depeche Mode. Et du bon. On s'intéressera surtout à un changement majeur au sein du leadership. Car si Dave Gahan, chanteur maudit et extraverti, rescapé de tous les enfers, continue d’assumer le statut de frontman incontournable, Martin Gore, l’âme du groupe et l'homme de l’ombre (très relative), contrôle toujours le navire. Sauf que, fait unique, le maître à penser a permis à son chanteur de s'exprimer librement et d'inclure sur l’album trois morceaux de son cru. Une petite révolution. D'autant que Martin Gore ne s'est même pas associé à l'écriture. Quelques années auparavant, Alan Wilder, ex-membre historique, avait jeté l'éponge devant l'intransigeance du capitaine et était parti formé Recoil pour avoir le droit de composer (il n'avait pu signer que quelques rares faces B).
Au passage, les trois petits de Dave Gahan n'ont pas à rougir de leurs (maigres) différences. Les « Suffer Well » et « Nothing's Impossible » sont d'ailleurs impeccables et ne dénotent pas au milieu de ce très bon disque, presque inattendu. Evidemment, les récalcitrants à Depeche Mode feront toujours la gueule. Pour les autres, ce ne sera que du plaisir.

Julien Cottineau
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Depeche Mode, « Playing The Angel », Mute/Labels


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Galahad le 13/01/2006 à 03:34:16
Un album d'excellente facture tant sur le plan de l'inspiration littéraire que musicale. Les morceaux produits ont le bon goût de se distinguer rythmiquement d'un Exciter globalement assez timoré. Outre des chansons impeccables signées Martin Gore (Lilian, Precious, A pain that I'm us(..) lire la suite

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