| le Rock dans tous ses Etats 2007 - |
Didier Super |
Didier Super "Cinq minutes au bar (ITW)"
Toujours excité et diablotin sur scène, Didier Super a pris cinq minutes de son temps à l'issue de sa prestation au rock dans tous ses états à Evreux.
As-tu un rituel avant de monter sur scène?
Je mets toujours mon sous-pull et mes lunettes.
Et après le concert?
Je taxe une clope. Et j'en taxe jusqu'à ce que je me couche. D'ailleurs t'en aurais pas une?
Quel est ton meilleur souvenir en concert?
Je donnais un concert de soutien aux faucheurs volontaires une fois, et j'ai dû l'écourter pour une soi-disant histoire de timing. J'ai appris plus tard qu'en réalité, on a forcé mon sonorisateur a coupé le son, un mec de greenpeace voulait même lui péter la gueule. Sur scène, juste avant que ça coupe, je chantais "il faut brûler les enfants". Un faucheur volontaire est monté sur scène pour prendre le micro et balancer "c'est pas vrai, il ne faut pas brûler les enfants"... J'ai trouvé que c'était un grand moment de rock'n'roll.
Du coup quel est ton pire souvenir?
Lors de mon premier concert juste après la sortie de l'album. J'étais juste venu avec une guitare sèche et une contrebassiste. Il y avait deux cents personnes dans la salle, qui connaissaient le disque par coeur, les chansons mieux que moi. Je me suis dit que ça ne servait à rien de faire des concerts du coup!
Comment ça?
Le système de fonctionnement est bizarre. Quand tu n'as pas de disque, tu ne peux pas faire de concert. Et quand tu as un disque, tu ne donnes plus des concerts mais des showcases pour vendre ton disque. Moi je viens du spectacle de rue, où tout réside dans la magie du moment, où rien n'est programmé comme ça.
Crédit photo: Thomas Clot
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Julien Cottineau
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