Pour ce quatrième album, le contrebassiste Hubert Dupont passe à la formation quartette. Avec un saxophoniste et pas des moindres.
par Vincent Fertey | le 25/06/2007 | genre: jazz contemporain
Enfin du corrosif en version tricolore. Du jazz qui dépoussière les oreilles, qui sort du swing pour recomposer des formes nouvelles et originales. Merci Hubert ! Il y a une nouvelle scène jazz en France et à écouter Spider’s Dance, elle se porte bien.
Après trois albums dont un en solo intitulé «Ultrabol», Hubert Dupont revient avec Yvan Robilliard au piano, Chander Sardjoe à la batterie et surtout l’étoile montante du jazz new-yorkais, le sax alto Rudresh Mahanthappa. Un son puissant, des intonations empreintes à un Steve Coleman, dans la même ligne que son acolyte Steve Lehman. Le style est synonyme d’éruption volcanique avec des cymbales qui poussent sans cesse le collectif.
Hubert Dupont dont les phrases sont souvent secondées par Yvan Robilliard a composé des thèmes ronds où les allers et venues mélodiques tissent le maillage d’un toile sonore riche et complexe. La rythmique joue les agitateurs énervés. Comme une araignée détalant le long de sa toile. Puis la danse se calme, l’araignée retisse son fil. Et la musique repart de plus belle.