Guitare acoustique et voix, le chanteur de Clem Snide sort son premier album solo. Un songwriting sans ficelles, ni petites, ni grosses. Rien dans les mains, rien dans les poches.
Il ne suffit pas d’avoir un nom à coucher dehors pour faire un bon disque. Devendra Banhart y parvient. Bonnie Prince Billie aussi. Melvin Van Peebles a accouché d’un truc chouette dans les 70’s. Moondog et Thelonious Monk ont longtemps été parfaits. Bref, Eef Barzelay partait gagnant. Il s’est presque planté. Le truc, c’est que l’album d’Eef Barzelay est tellement triste qu’on a envie de le prendre dans ses bras et de le consoler en lui promettant tout sauf la lune.
Un album. Dix morceaux pour une trentaine de minutes de musique. Eef Barzelay s’accompagne à la guitare acoustique Il s’agit du premier album solo du chanteur de Clem Snide, un groupe souvent considéré comme le véhicule de sa voix et de ses compositions singulières. Ce projet est d’ailleurs né de sa récente tournée solo en première partie de Ben Folds.
Avec « Bitter Honey », le chanteur se retrouve complètement à poil. Ca donne de jolies chansons. C’est sensible et doux. Il n’en fait pas trop – l’exercice était pourtant casse-gueule. Mais, au final, seuls deux ou trois morceaux se distinguent véritablement des autres et vous poursuivent. Ça peut paraître beaucoup.