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Reportage - 

Electrelane au Trabendo

Electrelane au Trabendo "Adieux électriques"


Electrelane a donné ce 24 novembre son dernier concert en France avant sa séparation. Un set brûlant pour ponctuer un parcours exemplaire et souligner l'importance du combo dans le rock expérimental de ce début de siècle.

par Cédric Bouquet | le 25/11/2007

Electrelane au Trabendo A l’excitation habituelle d’un concert d’Electrelane s’ajoute la tristesse de se dire que c’est peut-être le dernier du combo en France. Les demoiselles de Brighton ont annoncé en toute simplicité sur leur myspace la fin (provisoire ?) de l’aventure. Une pause disent-elles, sans vraiment de plans précis pour la suite. La prestation de ce soir prend donc les allures d'un adieu, ou plutôt d'au revoir avec le souvenir bons moments partagés, de dix années prolifiques, d’une discographie exemplaire, d’une carrière progressive ponctuée par le somptueux No shouts no calls sorti début 2007 et les honneurs mérités. Là où d'autres auraient choisi de grosses salles, Electrelane préfère l'intimité du Trabendo pour son dernier set et offre la première partie à Tender Forever qui a tourné avec le groupe. La jeune bordelaise enflamme vite la salle avec son électronica déjanté, ses photos de vacances et son franc-parler.

Electrelane au Trabendo Electrelane ouvre le feu avec Bells. Lente montée progressive, boucles ultra répétitives, claviers cristallins et embardées instrumentales, la machine est lancée, le public sous contrôle. La discographie complète défile (On parade, Birds, Take the bit between your teeth, Oh Sombra, Two for Joy, If not now when, Eight steps, Film music, Atom's bomb, Those pockets are people, After the call, The Partisan... ) rappelant, s'il était nécessaire, l'importance et la portée du combo dans le rock expérimental de ce début de siècle. Sur scène, la froideur du combo contraste avec l'énergie du set et la ferveur du public. Instrumentaux progressifs, chants orgasmiques, guitares saignantes et déflagrations fatales, les morceaux gagnent encore en puissance en live et embrasent le Trabendo, certainement aussi chaud que son voisin le Zenith où jouent les Chemical Brothers ce soir. Malgré les nombreux "no split" scandés dans la salle, les demoiselles ne diront pas un mot sur cette séparation, ne concéderont qu'un léger sourire au moment de partir après le deuxième rappel et la reprise un peu frêle de I'm on fire de Springsteen .
Après un concert aussi puissant et émouvant, l'annonce de la fin d'Electrelane a un peu du mal à passer...

Photos: Robert Gil
Electrelane sur Musiqualité.net

Cédric Bouquet
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