Le blues a le pouvoir de faire vibrer l’âme dès les premiers accords. A l’écoute de Diamond Days, on ne se pose aucune question. On est saisi par la profondeur de la voix d’Eric Bibb sur Tall Cotton : une émotion semblable à celle provoquée par Otis Taylor. Le blues décrit ici ramène aux origines, puisé dans le patrimoine laissé par Son House aux sources du Mississipi. Eric Bibb, fils du chanteur de folk Leon Bibb a profité de la culture gospel de son père et des riffs jazz de son oncle John Lewis, pianiste du Modern Jazz Quartet. Il mixe les influences soul et jazz par de subtiles touches comme sur Shine On qui est un véritable hymne à la vie. La production de Glen Scott vient magnifier cette perle : Forgiveness is Gold est tout simplement superbe …
Traversé d’une profonde sincérité et d’une certaine subtilité dans les accords, cet album constitue sans nul doute la meilleure production de sa carrière.
La fraîcheur de ces morceaux nous montre combien le blues est intemporel. Ces productions rappellent celles de Taj Mahal dans les années 60, tant par l’orchestration que par le registre pur. Diamond Days laisse une impression de simplicité, de bonheur, un retour au source qui fait du bien. Shine On!