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Eurocks 2007 Day 1 |
Eurocks 2007 Day 1 "Départ mitigé"
Pas de pluie mais des concerts mitigés, à l'image du temps. La première journée des Eurocks n'a pas vécu de moments furieusement intenses, ce qui permet d'espérer que le meilleur est à venir.
Les nuages n'ont découragé personne. Ni même les quelques flaques de boue, dans lesquelles certains ont fait de fort belles jolies chutes. Parmi la foule bigarrée, les disciples de Marilyn Manson (photo) se démarquent, rivalisant de trouvailles gothico-kitsch-made in USA pour approcher au mieux leur idole. Ladite idole qui nous a probablement servi le pire concert de la journée. Sous le vernis, le maquillage et les tonnes de clichés série Z estampillés gothiques (la vision n'est pas la même des côtés de l'Atlantique), il ne reste quasiment rien. Jusqu'à balancer deux reprises dès le milieu du set (Sweet dreams et Tainted Love), pour pouvoir relancer au milieu de morceaux souvent sans relief. A oublier.
Sans grand relief aussi pour le Wu-Tang Clan. Poussive au début, la mythique tribu new-yorkaise a mis du temps à dégourdir la foule. Malgré une coupure de son, les anciens équipiers d'Old Dirty Bastard n'ont pas pipés et poursuivis jusqu'au bout comme si de rien n'était. Pour un résultat pas mal au final. Derrière eux sur la grande scène, les Rita Mitsouko ont mieux réussi avec un set très carré et très propre auquel il a sans doute manqué un grain de folie. Les Gods & Griots, formation éphémère des Young Gods (photo) et de Dälek, pour les Eurockéennes, a de son côté su se montrer impressionante. Entre hip-hop et rock, leur musique a su marier les genres au sein de titres souvent denses et hypnotiques. Juste un petit regret: que cela pulse par endroits.
Au rang des très attendus nouvelles figures montantes, Amy Winehouse a su transporté le chapiteau, tout comme Justice en fin soirée, même si derrière leurs machines, le show n'est que peu enthousiasmant. Enfin, tant qu'on veut danser, tout va bien. Au rayon des déchaînés, on retiendra forcément les prestations de Gogol Bordello, déjantée mais pas totalement renversante, celle des métal Punish Yourself, complètement électrique et fantasque, et évidemment le show sulfureux de Juliette & The Licks . "Je n'aime pas trop me faire peloter par tout un tas de gens mais en même temps je suis très tactile, je ne peux pas m'en empêcher" raconte même la furieuse Juliette Lewis (photo), à la tête de la troupe, après une série de slams en fin de set. Même si on baigne dans le rock californien un peu convenu, la bonne humeur et l'énergie du groupe a quand même de quoi ravir.
Après cette journée en demi-teinte, le retour du soleil ce samedi pourrait être un joyeux présage. Avec quelques alléchants The Hives, Queens of the Stone Age, Joey Starr ou encore Cold War Kids, la journée s'annonce plus rentre-dedans et prometteuse.
La page spéciale Eurockéennes 2007, ici
Photos: Steward Ravel

Julien Cottineau
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