Fondation Cartier "Rock'n'Roll (39-59)"
A l’occasion de la dernière fête de la musique, la Fondation Cartier inaugurait sa nouvelle exposition Rock’n’roll (39-59). Ouverte à tous jusqu’au 28 Octobre 2007, les origines du rock’n’roll aux Etats-Unis y sont balayées de long en large sur fond de vieux 45 tours, Juke-boxes, vestes en cuir et boogie-woogie.
Consacrée à la genèse du rock’n’roll aux Etats-Unis, l’exposition a d’intriguant ce que pouvait avoir à l’époque le déhanchement du King ou bien les vociférations ravageuses de Jerry Lee Lewis aux yeux d’un public ébailli par de telles prestations.
Hors normes ? Trop enflammées à l’image du piano de J.L Lewis en fin de concert ? Dérangeant comme la relation qu’entretenait ce dernier avec sa cousine de 13 ans ? D’une répercussion insoupçonnée sur l’avenir de la musique et de son épanouissement dans le monde ?
Cette vague indicible, véritable creuset dans lequel Jazz, Rhythm & Blues, Blues, Boogie Woogie, Gospel et Country se sont alliés, a amené des changements sociétaux profonds. Un mode de penser, dirigé lentement vers une lutte antiségrégationniste, une attitude en public lorsque la musique éclate, un style vestimentaire où l’individu tend à se reconnaître parmi ses paires et une évolution des habitudes entre hommes et femmes jusque là cloisonnées par de « bonnes » mœurs, sont le résultat de l’avènement du rock’n’roll depuis les années 1930.
Véritable révolution, les prémices de cette période sont évoquées ici à la fondation Cartier, au travers de personnalités qui l’ont marquée telles que Chuck Berry, Little Richard, Bo Diddley, Fats Domino, Eddie Cochran ou Elvis Presley.
Divisée en deux partie, l’exposition propose de vieilles couvertures de magazines aux couleurs pastels et délavées, dont le Rock’n’Roll Star notamment. Des 45 et 33 tours sont en écoute ici et là. Les jukes-boxes de l’époque s’alignent sur la verticale, déployant leurs faisceaux de lumières glam-rock. Vous pourrez également entrer dans un studio d’origine, ou presque. Une vieille cabine de son nous rappelle le pas entre la technologie d’hier, pourtant si charmante, et celle d’aujourd’hui. Probablement un studio analogue à celui de Sun Records, maison de disque établie à Memphis où signèrent pour la première fois Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et Johnny Cash. Au sous-sol, c’est une frise retraçant la naissance de cette musique qui y est peinte. Un arbre généalogique et musical se poste à l’entrée de la salle. Premier contact, premiers repères et première initiation pour aborder et peut-être comprendre ce qui a conduit à un phénomène qui aujourd’hui encore plus qu’hier, ne cesse de prendre de l’ampleur.
Adresse : 261, boulevard Raspail; 75014 Paris (France)
Accès : M° Raspail (lignes 4 et 6), M° Denfert-Rochereau (lignes 4 et 6), RER Denfert-Rochereau (ligne B), Bus 38, 68, 91
Tél : 33(0)1 42 18 56 50
Ouverture : Tous les jours sauf le lundi de 12h à 20h
Site Web : Fondation Cartier

Nicolas Maquestiaux
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