| Eurockéennes 2007 - |
Gogol Bordello |
Gogol Bordello "Cinq minutes au bar (ITW)"
Malgré les nuages menaçants, Gogol Bordello vient de souffler un vent bien chaud sur les festivaliers des Eurocks. La troupe ukrainio-new-yorkaise envoie du bois sur scène en développant un furieux rock balkanique euphorisant. Brève rencontre avec le très imaginatif Eugene Hutz, guitariste-chanteur et meneur des Gogol Bordello, aux réponses fantaisistes.
Qui vous a donné envie de faire de la musique?
Eugene Hutz : Je suis à moitié ukrainien, à moitié gitan, la musique a toujours eu une place privilégiée dans ma famille. Mon père était assez pro-occidental et m'a fait découvrir les Doors ou Jimi Hendrix, c'est de là que vient mon penchant pour le rock'n'roll. Mais de toute façon, la musique fait partie de mon ADN!
Vous observez un rituel avant de monter sur scène?
Effectivement. C'est complètement débile, et absolument pas satanique. Avec tous les musiciens, on reprend en choeur la chanson d'un vieux dessin animé russe. Tout le monde a fini par l'apprendre par coeur, et je crois que ça nous soude bien avant d'attaquer le concert.
Quel est votre meilleur souvenir de concert?
Celui d'hier! Ou, non, attends, il y a quelque temps, une fille est venue danser sur scène juste après avoir donné naissance dans foule à des jumeaux, deux petits garçons aux cheveux coupés et aux dents en or. C'est là que j'ai réalisé qu'on faisait sans doute quelque chose de bien avec le groupe!
Et votre pire souvenir?
Au cours d'un concert en Bosnie, il nous manquait un pied de micro. On a utilisé une sorte de lampadaire pour installer ce micro, c'était hyper haut. A un moment donné, j'ai commencé à grimper dessus, les spectateurs sont venus m'aider à me hisser avant que la sécurité ne les vire de la scène. Si bien que je me suis retrouvé tout en haut avec une trouille bleue de descendre en sautant à cause d'un problème à mes pieds. Je suis resté quarante-cinq minutes perché en train de flipper comme un crétin alors que les gens m'admiraient, ils trouvaient que ça avait quelque chose de prophétique, et le groupe enchaînait tellement vite que personne n''est venu m'aider. La Bosnie c'est rock'n'roll...
La page spéciale Eurockéennes 2007, ici

Julien Cottineau
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