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High Tone ""
High Tone a ouvert la dernière journée des Solidays avec son dub nomade. MusiQualité a attrapé le batteur du groupe après leur concert. Température oblige, la discussion détendue s'est tenue autour d’une bière, au pied du bar.
Comment s’est passé le concert ?
Très bien ! Nous sommes agréablement surpris. Il y avait du monde, même si on jouait à 14h30. Nous sommes surtout heureux d’avoir joué pour une bonne cause. Solidays, c’est beaucoup de bénévoles, d’assoc, et un fort engouement du public. Mais les politiques ne sont pas assez impliqués. Ils sont en retard sur l’opinion publique, une fois de plus. C’est dommage.
Quel est votre pire souvenir de festival ?
C’était à Québec. Notre lanceur de son n’a pas envoyé la bonne boucle. A la place, il a lancé un bout du morceau que nous étions en train de jouer, qu’il avait enregistré lors d’une répète pour s’entraîner. C’était déroutant. On s’est arrêté tour à tour. Finalement, ça c’est terminé en fou-rire.
Quel musicien t’a donné envie de faire de la scène ?
Cosmic Connexion, pour leur drum&bass line. Leurs performances sur scène étaient hallucinantes !
Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Non. Dans les dernières minutes, c’est un peu le foutoir. Nous montons les derniers sets en vitesse. Les rituels, on n'a pas le temps.
Quel groupe ou musicien aimerais-tu interviewer ?
Un musicien des années 70, comme John Coltrane. Je l’admire. On sait très peu de chose de lui. Il a accordé peu d’interviews et la rare biographie qui lui a été consacrée est épuisée.
Avec quel groupe également programmé au festival aimerais-tu monter sur scène ?
Avec Toots and the Maytals, car c’est un boss du reggae. Et avec Katherine ou Les Wampas. J’aimerais savoir jouer du rock comme eux !
Avez-vous un nouvel album en préparation ?
Nous avons enregistré un disque avec les Zenzilé, qui sort en septembre. Nous en sommes très contents. Nous entamerons ensuite une série de concerts hors de France, avant de réfléchir à un nouvel album. Le précédent date d’il y a deux ans. Nous avons eu le temps de mûrir, d’identifier sur scène ce qui ne fonctionne pas, de repérer les bonnes idées d’autres groupes. Nous allons essayer de réinjecter tout ça dans notre musique.
Restez-vous aux Solidays pour regarder le match ?
Non, nous devons reprendre la route. Mais on trouvera bien un coin pour s’arrêter, avec une télé…
Photo : Simon Lamellière.

Aena Léo
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