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Jack The Ripper |
Jack The Ripper ""Les rituels se figent""
Rock, pop, cabaret et accents slaves, la tribu parisienne enchaîne les excellents albums au fil des années, tranquillement. Mais ne cesse de sillonner les routes et illuminer les scènes. Rencontre avec le guitariste, Hervé Mazurel.
Qui t’a donné envie de te mettre à la musique ?
Jimmy Page ! A 16 ans, en voyant une vidéo je me suis dit «Putain qu’est-ce que ça doit être bon ! » Et puis quand j’ai su que je ne serais jamais un grand sportif, j’ai opté pour la musique.
Avez-vous un rituel dans le groupe avant chaque concert ?
De moins en moins. Avant c’était très théâtralisé, on se faisait tous la bise pour avoir un contact et créer une intimité car on est loin les uns des autres sur scène. Mais plus ça va moins c’est nécessaire, on a moins le trac, et puis les rituels se figent avec le temps et perdent leur sens.
Quel est votre pire souvenir sur scène ?
Je pense qu’on peut dire Avignon il y a cinq ans. Avant, mais ce n’est plus vrai aujourd’hui, notre musique ne passait pas bien dans le Sud. Je me souviens donc de cette date à Avignon, où nous avions joué juste avant un groupe de funk ultra festif, et on a fait un flop monstrueux ! On n’avait pourtant pas mal joué mais les applaudissements étaient erratiques, tout le monde parlait, n’en avait rien à cirer. On s’est dit après qu’on ne devrait plus jamais joué au sud de Limoges !
Photo: Marion Ruszniewski.

Julien Cottineau
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