CD/Disque
Jean Racine "Ivre du son"
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    Apaisant, mélancolique, le premier album de Jean racine est une perle de poésie folk et rythmée. On parcourt son album avec un sourire, on susurre longtemps ses mélodies du bout des lèvres.
| par Aena Léo | le 07/10/2007 | genre: chanson |
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Chez Jean Racine, la musique est aussi spontanée qu’un éclat de rire. Elle s’écoute tout aussi facilement. Ses rimes glissent sur la peau comme une caresse du soleil, sa mélancolie serre le cœur, mais doucement, comme un baiser. Comment fait-il, pour chanter l’amour et les coups de la vie avec la même simplicité colorée ? Jean Racine, on a envie de l’aimer.
Il a grandi au Sénégal. La musique a toujours compté dans sa vie. Il ne dit pas / une passion » ou « un passe-temps ». Mais « une activité vitale ». A dix ans, il écoute Bob Marley puis Tracy Chapman, Lou Reed, Roxette. Plus tard, il vient en France pour terminer ses études de commerce. Puis il s’installe à Paris. La ville le prend. La musique le rattrape.
Un soir, en écoutant un type chanter « No woman no cry » devant Notre Dame, il ne peut résister et le rejoint pour jouer. Quelques mois plus tard, le label Roy Music repère ses maquettes sur le net et le signe.
Et voilà Jean Racine – c’est son vrai prénom. Son premier album est d’abord déconcertant. Ses morceaux parlent d’amour, de son enfance en Afrique, il chante en français, en anglais. Il utilise les mots comme pas deux, évite les clichés du genre, le pompeux, déclame ses vers avec une simplicité étrange. Il se dit timide. Sa mélancolie, pourtant, est terriblement sensuelle, incarnée, si proche qu’elle en devient troublante. Exemple avec Le grand vide » :
« J’ai compris, le bonheur m’ennuiera toujours
On me hante l’esprit
Personne m’appellera plus mon amour
Je cours après donc je suis
Mais entre nous la fin justifie-t-elle les moyens
Le grand vide, sans cesse de retour ».
Jean Racine, le bien nommé, est déjà poète. Ses mots parfaits, métissés, se font vibrants sous sa voix magnétique et androgyne. Sa guitare explore un genre hybride, folk et hautement pop, parfois reggae, d’une portée mélodique puissante et vraie. On ne peut s’empêcher, dès le premier morceau, de chantonner avec lui ses mélodies qu’on a envie de garder en tête longtemps, comme un bonbon sucré en bouche.
Aena Léo
Jean Racine, « Ivre de son », sortie en septembre 2007 chez Roy Music/Delabel.
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