Musiqualite.net est actuellement en pause en
attendant la nouvelle
version
CD/Disque
Jeremy Warmsley"The art of fiction"
Noter:
Vote..
Jeune londonien de 23 ans, Jeremy Warmsley arbore un premier album ciselé signé sur Transgressive Records. Une note de cool frénésie alliée à une touche de délicatesse folk habille d’un bout à l’autre cet éclat de fraîcheur.
On ne l’attendait pas dans ce credo, celui d’une musique taillée à la pointe d’un outil fin et précautionneux. Parfois grandiloquent via des orchestrations voluptueuses Warmsley marque son chemin et rompt de temps à autre avec la tradition anglaise. Proche d’une pop sautillante ou d’un folk vitaminé, il met également le pied dans une palette de couleurs éléctro. Certes déjà foulées, mais utilisées à la manière d’un nouveau-né. Celui qui expérimente, touche à tout, franchissant des lignes sans avoir peur de déplaire. On retrouve des textures empruntées à Joseph Arthur (If i had only). Les lignes de cuivres, clochettes, pianos et chœurs se rencontrent parfois avec pagaille et panache. Sufjan Stevens aurait pu y mêler un peu de son génie euphorique, à base de grandes envolées d’archers sur une escadrille de violons hautement symphoniques (Dirty blue jeans).
Après plusieurs vinyles et EP, celui pour qui la musique semble s’apparenter à un oiseau sorti des mains d’un magicien développe son art à un moment opportun. Sa manière d’envisager chaque titre semble intuitive, pas franchement formatée. Le passif musical anglais lui colle à la peau de façon indéniable (même si mentionné plus haut il s’apparenterait plus à une mouvance américaine), mais il dénote et marque la transition par son caractère volatile et vaporeux (Modern children). Il est encore temps.
Submergés par une pop et un rock parfois surfait et asphyxiant tel que nous les voyons fréquemment débarquer d’Angleterre, nous ne pouvons que manifester par un hochement de tête approbateur et engageant nos salutations à ce Art of fiction.