| Solidays 2007 - |
Karpatt à Solidays |
Karpatt à Solidays ""Nous jouons sur la route et pour la route""
Leur dernier album, Dans d’beaux draps, est un concentré de bons mots, de swing pétillant et de jazz manouche. Dimanche après-midi, ils ont semé leur bonne humeur festive sur un Longchamp pluvieux. MusiQualité a rencontré Fred, à la guitare-chant et compositeur des textes du groupe.
Se retrouver dans un festival comme Solidays, quel effet ça fait ?
Un effet pluvieux ! Sérieusement, quand on a vu la pluie arriver ce dimanche, on a eu peur de voir peu de monde devant la scène. Mais le public est venu nombreux, alors on s’est encore plus donné. Et puis, on a joué sur la même scène que les Skatalites, ces géants du reggae-ska. La classe !
Parmi les groupes présents au festival, avec qui vous auriez aimé jouer ?
Je ne connais pas bien la programmation, mais Les Blérots de Ravel, c’est sûr. A vrai dire, nous avons déjà joué ensemble plusieurs fois.
Quel est votre meilleur souvenir de festival, en temps que public et en tant que groupe ?
En tant que public, c’était devant un concert de Fishbone, un groupe de funk-rock américain qui a trente ans de scène derrière lui. Enorme !
En tant que groupe, c’est un festival en Bretagne où là aussi, il pleuvait des cordes. Mais des milliers de personnes étaient là devant nous, à fond.
Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Pas vraiment. On se retrouve entre nous, on discute, on ne fait rien d’exceptionnel… L’idée est d’être le plus normaux possible pour ne pas dramatiser le moment.
Comment composes-tu vos textes ?
Sur la route. Nous sommes toujours en train de jouer à droite à gauche, alors je note des bouts de phrases, des idées. Je les rassemble quand je suis en vacances pour en faire des histoires avec plusieurs degrés de lecture. Je ne m’arrête jamais au premier degré. Après, le public trouve souvent des sens auxquels je n’ai pas pensé, c’est ce qui est passionnant dans l’écriture.
Parmi les groupes de la scène française, de qui vous sentez-vous proche ?
Les Blérots de Ravel, les Orgres de Barbarck, la Rue Kétanou, les Têtes Raides… Pas mal de groupes, pas forcément proches de notre univers musical, mais qui ont en tout cas la même conception de la musique que nous. A savoir, une musique conçue sur la route et pour la route, les petites salles et le public.
Nous préférons cette façon de faire à l’idée de dénicher une grosse maison de disque qui nous lance avec un matraquage radio. Quand nous remplissons une salle, nous savons que le public est vraiment venu pour nous : c’est la plus belle des satisfactions. Rien à voir avec certains concerts où la salle est remplie à 80% d’invités… Nous sommes proches de notre public. D’ailleurs, nous évitons toujours de fixer des prix trop haut. A la Cigale, les places étaient à 12 euros. Nous ne sommes pas rentrés dans nos frais : il aurait fallu que le tarif soit plus élevé pour atteindre l’équilibre financier. Tant pis, on l’a fait pour le public !
Quel est votre programme pour les mois à venir ?
Beaucoup de festivals jusqu’en décembre. Puis nous prendrons une pause, une vraie. On n’a pas pris de vacances depuis cinq ans. On va se poser pour travailler le prochain album avec l’idée de faire évoluer le son. D’autres musiciens vont venir. On travaille nous-même d’autres instruments. Je me suis mis à la guitare électrique ! Il y aura sûrement plus d’électrique dans ce disque.
Le chanteur de La Rue Kétanou vient de sortir un album solo. C’est quelque chose qui vous tente ?
C’est en court ! Je travaille sur un projet solo : TET 2 TRUC. C’est un duo accordéon-guitare avec William Robin, un ami. Je chanterai des textes à moi très différents, beaucoup plus intimes. Nous avons classé le duo en ami N°1 de Karpatt sur myspace pour lancer le buzz, et ça a plutôt marché : du monde vient nous voir. Nous jouons à la rentrée dans un bar parisien, le Bibax. Venez nous voir !
Retrouvez ici la page spéciale consacrée à Solidays 2007, au programme : comptes-rendus et interviews de Superbus, F.F.F., Adrienne Pauly, Grand Corps Malade, Karpatt…
Retrouvez ici la chronique de Dans d’beaux draps, le dernier album de Karpatt.

Aena Léo
En savoir plus :
Le site de Karpatt
Le site de TET 2 TRUC
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