Le label multi-facettes parisien s’installe à la Maison pour la quatrième fois. Une compilation qui s’écoute tranquillement vautré dans son sofa en dégustant un cocktail, branché. Des artistes à re-découvrir : électro ou rock, calmes ou énergiques… mais souvent sélectionnés avec goût.
Coup d’œil rapide sur la play-list. Le regard est immédiatement attiré vers le troisième titre : un remix par Boys Noize du tube de Feist My Moon My Man. Efficace mélange de pureté et de sons trafiqués. Un morceau que l’on proclamerait bien hit des dance-floors les plus selects. Romantique et doux grâce à la suave voix de la chanteuse, énergique et entêtant avec les bidouillages électroniques du Boyz. Bref, rien que pour cela, le quatrième volume de la série de compilations Kitsune maison vaut le détour.
L’introduction Be my friend composée par Darkel, met bien dans l’ambiance. Avec un peu d’imagination et en fermant complètement les yeux, on se croirait dans la préparation d’un combat de boxe, juste avant la montée sur le ring. Du suspense donc, et de l’impatience. Un bon état d’esprit pour découvrir ce disque bourré de surprises.
Des titres très électro, d’autres aux accents pop rock un peu conventionnels. Kitsuné Maison 4 est un album plein de rebondissements. L’auditeur est souvent charmé. A titre d’exemple, car la liste est longue, Hummer de Foals : un morceau énergique et dansant. Des sons purs, la simplicité couplet refrain est justement utilisée et à peine retravaillée. Autre mélange explosif Tuning In de Hadouken : à mi chemin entre hip-hop festif et tube dance.
De la finesse, donc, que l’on retrouve moins dans le morceau de Thieves like us Drug in my body : titre pop trop classique au refrain presque agaçant. Et là, question de goût sans doute, l’écoute s’avère un peu plus ardue.
Malgré tout, cet éclectisme, cette diversité est la jolie preuve que l’ouverture musicale défendue par ce collectif parisien est bien réelle. Et puis Kitsuné, il ne faut pas l’oublier, n’est pas branché que par la musique. Il y a aussi des graphistes, un architecte… et un styliste. Intrigué par ces multiples visages dessinés sur la pochette, le fouineur l’est encore davantage en dépliant le document qui accompagne le CD. Marketing oblige, photos de mode et présentation de la nouvelle collection vestimentaire du label sont apposées près des noms des artistes. Kitsuné, c’est presque un catalogue de La Redoute : musique et toilettes vont de paire. C’est ça, la branchitude aigue… ??