La scène alternative nous livre son nouvel obus, un projectile à tendance ska, cinquième album du combo angevin.
par Yannick Perrin | le 02/10/2006 | genre: rock français
En aiguisant ses guitares, la Ruda Salska a perdu une partie de son nom. Le côté festif s’estompe et laisse place à un rock beaucoup plus posé, plus mature. La Ruda, ça reste huit musiciens et une énergie implacable. 800 concerts entre les dents et treize années de route ont forgé l’identité de ces Angevins. La Ruda demeure un groupe de scène. Ceux qui ont transpiré dans les pogos peuvent en témoigner sereinement.
Pourtant, la sortie de ce cinquième album confirme que cette énergie produite est totalement maîtrisée sur support numérique. Les séances studios ont été propices à une déferlante sonore d’envergure. Le phrasé de Pierrot est direct, dûment équilibré avec les guitares et l’armada de cuivres qui chapeautent le tout. La qualité des textes élimine bon nombre de concurrents, comme si l’authenticité du propos revenait enfin au goût du jour.
Un disque à écouter très fort en scandant les refrains à gorge déployée.