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Le Rock dans tous ses Etats 23-24 juin |
Le Rock dans tous ses Etats 23-24 juin "Coup d'envoi"
Le grand raoût des festivals d'été pointe son nez. Le Rock dans tous ses Etats, premier des gros rendez-vous, lance dès ce vendredi les hostilités avec sa 23e edition. Avec Franz Ferdinand, Cali ou encore dEUS en têtes d'affiche. Et une palanquée de groupes sur deux jours blindés.
Il va falloir un peu oublier la Coupe du monde. De toute façon pour les Bleus, c'est quasi plié. Au lieu de mater la pelouse des stades allemands, autant aller fouler celle de l'hippodrome d'Evreux. Laquelle accueille ce week-end, de vendredi à samedi, la 23e edition du Rock dans tous ses Etats. Soit le premier des grands festivals à donner le coup d'envoi de l'été!
Avec un lutin volant pour emblème cet saison, le Rock dans tous ses Etats se veut festif et détonnant. Le rock de tous bords et horizons se taille évidemment la part du lion. Avec les griffes de Franz Ferdinand, dEUS ou encore Dionysos en têtes d'affiches. Epaulés par une brochette de seconds couteaux aiguisés à ne surtout pas rater. Dans un style brut et électrifié, il faudra bien entendu se frotter à la horde britannique emmenée par les Dirty Pretty Things de l'ex-Libertines Carl Bârat, secouée par les furieux Archie Bronson Outfit, et chaloupée par les plus électro et groove The Infadels. Le souffle post-punk viendra en revanche plus de notre côté-ci de la Manche avec, entre autres, les sombres Bordelais d'Adam Kesher, les électro-déjantés Lillois de DAT Politics ou les soniques We Are Wolves.
Dans un registre bien plus calme, propice à la rêverie, on retiendra la jolie pop de la Suédoise Anna Ternheim , le folk du Kabyle Akli D., la pop très jazz de Brisa Roché ou la soul d'une grande dame du genre en la personne de Betty LaVette.
Côté melting-pot hexagonal, outre l'attendu Cali , les grands soirs devraient être assurés par l'éblouissant Katerine ou les géniaux Jack The Ripper. Auteurs d'un excellent troisième album, ces Parisiens naviguent entre pop-rock (tendance Tindersticks) et chanson avec des âmes slaves parfois tsiganes pour un rendu scénique d'une rare flamboyance.
Côté électro, le fameux Banana Club, entre chapiteau et lounge à l'écart des deux grosses scènes principales, offre un très beau plateau. Avec une petite cohorte de Germains toujours aussi affutés dans le style, représentés cette année par Alexander Kowalski et Dapayk. Le Canadien Ghislain Poirier et le plus rugueux Para One, dans une veine plus hip-hop viendront en écho d'un des seuls représentants du genre: la loufoque formation du Ministère des Affaires Populaires.
Il ne faudra surtout pas non plus négliger les pépites de la Papamobile comme le folk de La Maison Tellier ou le reggae de The Ebroïcians. Ni rater le off avec des petites merveilles comme les lumineux Diving With Andy ou les énervés de Stuck In The Sound.
Si après ça il y en a encore pour préférer regarder des musclés en short à la télé...
Le Rock dans tous ses Etats à l'hippodrome d'Evreux (Normandie), les vendredi 23 et samedi 24 juin. Programme complet sur le site, ici.

Julien Cottineau
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