| Festival Le Rock dans tous ses Etats - |
Le Rock en suspens |
Le Rock en suspens "La dernière du festival ?"
Pas d'accrocs pour cette 23e édition du festival. Mais à l'heure du bilan, la tenue d'une 24e édition du Rock dans tous ses Etats demeure une inconnue. Et une véritable inquiétude, notamment avec le départ de Jean-Christophe Aplincourt, le directeur du festival.
C’est une histoire qui traîne. Depuis 1996, le projet de construire une SMAC (salle des musiques actuelles) à Evreux, un label d’équipement culturel délivré par le Ministère de la Culture, fait couler de l’encre. Derrière la rage électrique déversée par les Franz Ferdinand et autres Dyonisos, la polémique s’est invitée au cœur du festival.
Le problème ? En 2000, Jean-Christophe Aplincourt, directeur du festival (voir photo ci-dessous, à gauche*), propose de construire une nouvelle salle de concert qui remplacerait l’Abordage, l’actuelle salle rock de la préfecture ébroïcienne, jugée trop vétuste et à la jauge insuffisante pour accueillir l’ensemble des passionnés. Le directeur du festival explique : « Besançon, Nantes, Tourcoing ont déjà une SMAC. Evreux est une scène historique dans le circuit français et elle a besoin d’une salle à la mesure de sa programmation qui regroupe 50 concerts par an. » Le projet est lancé, un cabinet d’architectes s’y colle, la recherche de financements débute. Un site est trouvé : en face du cinéma dans le centre ville. Les embûches apparaissent et le conflit se dessine. D’un côté, les riverains craignant les nuisances sonores et le directeur du cinéma qui voit d’un mauvais œil l’implantation d’un tel établissement au pied de sa porte. De l’autre, les partisans du projet, essentiellement la direction et les usagers de l’Abordage, qui vante la dynamique culturelle qu’engendrait une SMAC en centre ville. « Le problème récurrent est que Jean Louis Débré (le maire de la ville, ndlr) ne comprend pas de quoi on parle, et ne voit pas l’intérêt de ce genre de salle pour la ville. » déclare Yannick Caurel, président du Comité de soutien pour une SMAC à Evreux. En 2005, le conseil municipal a mis sur la touche le dossier. Il préfère se concentrer sur un autre projet : la construction d’une salle omnisport qui accueillerait 5000 personnes. Une idée chère au maire qui souhaite laisser la marque de sa mandature.
« Depuis 5 ans, c’est un dossier qui avance à reculons. » précise Jean-Christophe Aplincourt. Et d’ajouter « Les groupes viennent jouer à l’Abordage parce qu’on leur offre après une place au festival rock. Si l’Abordage ferme, c’est, en cascade, la qualité de la programmation du festival qui risque d’être menacée. » Pour le moment, dans les rangs du Comité de soutien, l’optimisme a connu des jours meilleurs. Jean-Christophe Aplincourt, le directeur du festival rock, s’est essoufflé. Il vient d’être recruté dans une autre ville pour construire une salle de concert qui ouvrira ses portes en 2008. A Rouen, à 50 km d’Evreux. Mais selon lui, la pérennité du festival ne dépend pas tant de la création d’une SMAC que des compétences de l’équipe qui reprendra le flambeau. En attendant, le festival s’achève sans savoir s’il reverra un jour l’hippodrome d’Evreux. Affaire à suivre.
« Depuis 5 ans, c’est un dossier qui avance à reculons. » précise Jean-Christophe Aplincourt. Et d’ajouter « Les groupes viennent jouer à l’Abordage parce qu’on leur offre après une place au festival rock. Si l’Abordage ferme, c’est, en cascade, la qualité de la programmation du festival qui risque d’être menacée. » Pour le moment, dans les rangs du Comité de soutien, l’optimisme a connu des jours meilleurs. Jean-Christophe Aplincourt, le directeur du festival rock, s’est essoufflé. Il vient d’être recruté dans une autre ville pour construire une salle de concert qui ouvrira ses portes en 2008. A Rouen, à 50 km d’Evreux. Mais selon lui, la pérennité du festival ne dépend pas tant de la création d’une SMAC que des compétences de l’équipe qui reprendra le flambeau. En attendant, le festival s’achève sans savoir s’il reverra un jour l’hippodrome d’Evreux. Affaire à suivre.
(*): Jean-Christophe Aplincourt a reçu samedi la médaille départementale de l'Eure pour le remercier de l'ensemble de son travail.
Crédit photos: Marion Ruszniewski. Droits exclusifs.

Vincent Fertey
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