Quelques notes de guitares grattés d'un air placide par Fred Chichin, des arrangements inventifs et la voix habitée de Catherine Ringer. Pas de doute, c'est un album des Rita Mitsouko avec ce qu'il faut de mélodies accrocheuses qui restent dans le crâne ("Triton", "La femme trombone" ou "Tu me manques"), de jeux de mots astucieux et autres allitérations de bon aloi. "Alors, il est comment le nouveau ?" demandent les amateurs d'une voix anxieuse. Rassurez-vous, il est bon bien sûr.
Débarrassé de gimmicks de productions désagréables, La femme trombone est un album qui s'apprécie à la longue, s'installe dans votre quotidien sans en avoir l'air et, à la troisième écoute, impossible de s'en passer. Ce n'est pas le cru du siècle, mais cette femme trombone vieillira bien et nous tiendra compagnie longtemps.