Brume, moiteur et sons calfeutrés constituent la mouture de ce quatrième album de Logh. Un thermomètre ambiant plongeant sous le zéro suffira à ces Suédois pour donner le ton de ce bien dénommé North.
Ce n’est pas une dégringolade de sons plus extravagants les uns que les autres que vous découvrirez dans ce nouvel opus de Logh. Loin de là, puisque la structure de cet album repose sur moult moments suspendus dans le temps. Figés ou photographiés par une cloche légère, une voix charnelle ou un rythme à la résonance cardiaque.
Le piano omniprésent de Karl Arvidson (à peu de choses prêts) est là pour poser les compositions du groupe dans une atmosphère calme et somnolente. Une dose de tristesse vient éclabousser la majeur partie du tracklisting. A l’image de Thieves in the palace, la montée, si elle a lieu, se fait à petits pas. Tandis que des doigts tremblants frappent les touches d’un piano désossé, un son distordu se fait peu à peu entendre. Mais jamais sans atteindre son paroxysme. Toujours maîtrisé. Probablement trop à moins de ne pas craindre les siestes profondes. On oserait reconnaître un air de Sigur Ros , révélateur de toute une « communauté musicale » plantée sur les terres nordiques (Weather island). North s’écoute paisiblement. Un album sans remous ni tracas.