   Deux ans qu’on attendait ça. Pour leur deuxième album, les grenoblois se promènent entre les genres musicaux et les influences, et planent au dessus des frontières…
Aux confins du trip-hop, de la soul, du hip hop, de l’électro et de la musique arabe, Yamatna déroule son menu (varié) sans accroc. On se balade d’un genre à l’autre, d’une langue à l’autre (anglais, français, arabe), et d’une piste à l’autre sans ressentir de transition véritable. Au fil des concerts et des compos, le groupe a très vite su se créer une identité qui dépasse largement le trip-hop. Mig, ce n’est pas un mais des genres, plus métissés et moins électro qu’un trip-hop pur et dur.
C’est en fait la voix de Djazia Satour - ancienne de Gnawa Diffusion - et sa belle façon d’aborder les thèmes de ses musiciens de Mig qui fait office de fil rouge : on n’est jamais rééllement sorti d’un titre quand débute l’autre…et tout l’album se déroule comme un dimanche après midi : avec volupté, douceur et paresse. Crée au début 2000, le trio a sorti un maxi éponyme en 2001, et un premier album en 2004 « Dhikrayat » qui s’est plutôt très bien vendu pour un premier disque (15000 exemplaires !). Le groupe fait donc des tas de concerts en France et en Europe. Ce second disque Yamatna, explore de nouvelles pistes en conservant la spécificité d’osciller entre des sonorités feutrés et groovy, des lyrics surprenantes de poésie, et un flow riche en tonalités…Bref, une bien jolie découverte, qui ne demande qu’à être approfondie. Mig a certainement des « terra incognita » à découvrir. On ne comprend pas tout aux paroles, mais ça sonne vrai comme un chant du désert.
Eglantine Chabasseur et Marie Charrel
Exclaim (février 2006)
|
|
Jetez aussi un coup d'oeil à ces disques du même genre:
|
Pour aller plus loin...
- Site officiel |
|
|
|
|
|

Note rédacteur:
  
Note lecteurs:
    (1 votes) |
|
|
|
|
|
|
|