CD/Disque
Neal Casal "No Wish To Reminisce"
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   Six ans se sont écoulés. Outre un album de reprises et une compilation, l'Américain a pris le temps pour repartir. Mais Neal Casal fait son grand retour, après diverses épreuves et collaborations, et publie enfin son septième disque.
C'est l'histoire d'une longue parenthèse. Cinq disques en six ans et puis soudain un grand silence. Rompu par la compilation Maybe California en 2003, et avec l'album de reprises Return In Kind l'année suivante. Ces six dernières années, Neal Casal ne s'est pourtant pas enfermé. Du moins pas musicalement. Entre diverses collaborations (Shannon McNally ou Mia Doi Todd) et son éphémère formation Hazy Malaze, l'auteur-compositeur américain s'est quelque peu retranché derrière les autres. Sans doute pour mieux se retrouver. Sans doute pour encaisser des épreuves personnelles, comme la perte d'amis chers, et celle de son père. Peut-être aussi pour retrouver une envie intacte et de nouvelles idées.
Après un temps aussi long, l'accouchement de No Wish To Reminisce n'en aura été que plus dur et douloureux. Quand Neal Casal enregistrait en quelques jours The Sun Rises Here il y a presque dix ans, il a mis plus d'un an à s'extirper des sessions de son nouveau et septième disque. Une attente qui en valait probablement la peine. Car Neal Casal effectue là un sacré pas. No Wish To Reminisce a des côtés épiques. Fouillé dans ses moindres recoins, l'album fourmille d'idées et d'ambiances. Sans compter les arrangements pointus et denses. La patte de ses débuts, entre americana et folk pur jus n'a certes pas disparu. On la sent bien ancrée. Mais Neal Casal a cette fois vu les choses en grand et propose un disque bien plus pop et particulièrement ambitieux, avec treize titres riches. Peuplé de fantômes, jalonné de paroles douloureuses, le disque est tout sauf pesant à l'écoute. On en sort même avec un certain sentiment de légèreté.
Malgré une certaine force, ce septième opus présente toutefois quelques failles. Outre des morceaux parfois inégaux, l'ensemble demeure très très pop calibrée radio. Et flirte parfois avec un manque de caractère. Restent cette voix troublante et quelques perles comme Lost Satellite ou Death of a Dream. Lesquelles méritent à elles seules de se plonger dans l'ensemble.
Ecouter ici
Julien Cottineau
Neal Casal, No Wish To Reminisce, Fargo, sortie le 18 avril 2006.
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Pour aller plus loin...
- Site officiel
- Fargo Records |
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