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CD/Disque
New Flesh "Universally Dirty"
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    Le fameux groupe avant-gardiste anglais revient avec, comme toujours, une longueur d’avance. Un subtil mélange de genres. Attention, le bon vieux son urbain du Royaume-Uni reprend du service !
Amateurs de sonorités étranges, emmenées par les bpm affolés, ce son est fait pour vous. Après Equilibrium sorti en 1999 sous le nom de New Flesh For Old, l’album Understanding en 2002 et l’opus solo de Part 2 en 2005, nombreux sont ceux qui ont cru en la mort du groupe. Mais heureusement tout ceci n’était que des rumeurs et les anglais comptent bien le prouver avec ce nouvel album fracassant qu’est Universally Dirty.
En effet, le trio britannique s’est évertué à concocter un album décalé et encore une fois plus ouvert. Emmené par le graffeur / producteur Part 2 qui affectionne tout particulièrement les mélanges dancehall, hip hop, grime, Britfunk, New Flesh n’en est que plus riche. Et ce ne sont pas les deux talentueux MC’s qui viendront rabaisser le niveau. Prenez Toastie Tailor, qui brille sur la plupart des pistes, associez le à Juice Aleem, qu’on a récemment entendu aux côtés de Coldcut, Hexstatic et Adam Freeland, et vous obtiendrez ce que l’on peut sûrement appeler le duo le plus efficace du moment.
L’album démarre en trombe dès les premières mesures avec Backyard, un son dancehall rafraîchissant et novateur. A partir de là, les tracks ne cessent de prendre de l’ampleur. Wherever We Go adopte une lourde ligne de basse, associée à une guitare acoustique et des chœurs envoûtants. Sur Howz Dat ? et Home Movie, les deux MC’s en profitent pour étaler toute l’étendue de leurs talents respectifs : un résumé parfait du yin et du yang qui rend ces deux vocalistes si complémentaires. New Flesh confirme par la suite qu’ils sont capable de grandes choses en prouvant sur des pistes comme Who’s The daddy ou Don’t Look Now qu’ils peuvent associer grime, old school et électro. Trouble feat LSK oscille entre reggae et dub expérimental, tandis que le dernier morceau de l’album, Come Again clame bien fort que le groupe revient à chaque fois plus fort. Au final, il ressort de cet album une vraie fraicheur comme on en voudrait plus souvent. Universally Dirty est en bonne voie pour marquer son époque.
Emilien Ercolani
Big Dada (3 juillet 2006)
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- www.myspace.com/part2ism |
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