Et si le renouveau du folk venait de Suède ? C’est ce que démontre avec beaucoup de brio Nicolaï Dunger dans son nouvel album. Tranquil Isolation s’écoute comme le « Nébraska » de Bruce Sprinsteen : bien calé dans son fauteuil en regardant le feu crépiter dans la cheminé. Invité dans le Kentucky par Will Oldham, un des papes du renouveau du folk lent (Palace Brothers), le scandinave place sa voix plaintive juste à côté de guitares sèches qui font monter une émotion toute droite venue de ces paysage de « à l’Est d’Eden ». Le plaisir des musiciens est évident. Le notre ne peut pas résister devant la chaleur et la joie de vivre de ces 13 morceaux.