Délaissant les rivages du métal, les bordelais de Nihil reviennent sur le devant de la scène en abordant des climats beaucoup plus rock. Ici le rock se teinte de noir, alternant calme et fureur rentrée. Mélodique, profond, presque hypnotique, la musique de Nihil atteint ici des somments. Avec [in]visible Nihil se rapproche de l’excellent de cercle en cercle de Mass Hysteria ou des lignes mélodiques agressives des Deftones.
Les émotions à fleur de peau sont certes virulentes et les riffs parfois bourrins mais on est très loin du rock bruyant en pleine crise d’adolescence. Un album mature et réfléchi à la noirceur lumineuse.