CD/Disque
Orson "Bright idea"
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  Avec un record de téléchargement enregistré sur iTunes grâce au titre No tomorrow, Orson, formation californienne, sévit lourdement outre-atlantique. Mais prudence. Ce spécimen stagnant au top des classements musicaux, notamment anglais, cache quelque chose.
Techniquement, la musique d’Orson ne comporte pas réellement de défauts. Et nous ne pourrons revenir sur la production d’un groupe américain, surtout lorsque celui-ci a pour maison mère Universal Music... Par contre, ce combo à cinq têtes emmené par le noyau dur Jason Pebworth (chant) / George Astasio (guitare) présente plusieurs facettes musicales, perdant de temps à autre une certaine cohérence.
Dans un style rock’n’roll, à en juger leur dégaine, Orson s’exécute plus précisément dans une pop souvent énergique. Sans complexe, ils affichent leur envie de rallier les « nanas » à leur cause. En somme, proposer une musique qui rock (tout est relatif...) mais pas trop, afin que ces dames puissent venir se déhancher devant leurs prestations scéniques. Et nous les remercions de leur franchise !
Malheureusement, c’est en prêtant l’oreille que l’on discerne vite les touches non finalisées de Bright idea, premier album de la formation west coast. Certains riffs tournent vite en rond. Un second souffle tente de leur être redonné grâce à des vocalises. Variations plus ou moins subtiles, mais qui finalement nous laisseront de marbre (Downtown). Les influences ont été ponctionnées à droite et à gauche. Au point que l’impression de connaître tel ou tel titre date de dix ans. So ahead of me pour l’exemple a un goût de brit-pop déjà entraperçu chez des formations précédentes (on pense à The Rakes ). Remarque, vu le carton auprès de nos amis british, cela paraît presque normal !
A côté des mélodies pop (Last night), celles qui pour le coup serviront à emballer au bal, Orson vire au slow, funk, pop, rock, (...). Et possède, là, de quoi séduire un large public, certainement adepte de stroboscopes et autres paillettes. On aurait presque envie de parler d’easy listenning.
Nicolas Maquestiaux
Orson, Bright idea, Universal Music/Mercury, sortie juin 2006.
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