CD/Disque
Pablo Krantz "Les chansons d'amour ont ruiné ma vie"
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    Chanteur, écrivain, guitariste. Après un début de carrière solo prometteuse en Argentine, Pablo Krantz débarque à Paris avec son rock de chambre, ses autoroutes brillantes qui mènent nulle part et ses chansons d’amour.
| par Aena Léo | le 22/04/2007 | genre: chanson |
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N’allez pas lui dire qu’il est un énergumène, il se poserait trop de questions. Pourtant, Pablo Krantz l’est un peu, énergumène. Du genre cogiteur désenchanté. Et drôle.
Ce musicien-compositeur-écrivain est né à Buenos Aires en 1970. Il passe les premières années de sa vie à Los Angeles avant de revenir en Argentine. Entre 1989 et 1997, il dirige plusieurs groupes de chanson ou rock, avant d’entamer une carrière solo. Il sort alors deux livres et deux albums. En 2001, plus ou moins contraint à l’exil par la crise qui secoue l’Argentine, il commence à jouer de l’autre côté de l’océan, notamment avec le chanteur Travis Burki (Ü). Il enchaîne les collaborations et commence à composer en français, langue qu’il parle depuis l’enfance.
Aujourd’hui, il revient avec Les chansons d’amour ont ruiné ma vie, qu’il a composé tout en continuant d’écrire ses livres et recueils de nouvelles.
Il définit lui-même ses onze titres comme du « rock de chambre ». Ils font d’abord penser à Vincent Delerm : même timbre de voix, même débit presque murmuré, même importance accordée aux détails, conférant une saveur particulièrement croustillante aux titres. Mais Pablo ne donne pas dans le minimalisme instrumental d’un piano voix. C’est même tout l’inverse : il y a des guitares électriques, acoustiques, des violons, des choeurs… Et puis, il y a son léger accent latino et le tour festif que prend son rock sur scène. Sur Pablo Krantz, on a envie de danser. Ses chansons réalistes et poétiques parlent de piscine, de dimanches après-midi, de sieste, la seule institution qu’il respecte. Son jeu de guitare raffiné relève plutôt d’influences anglo-saxonnes que du tango argentin. Un reste de ses quelques années à L.A. ? Le résultat, probablement, de ses années de collaborations avec des artistes aussi variés que François Béru (le chanteur des Béruvier Noir), Vincent Artaud (musiques de film, contrebassiste d’Henri Salvador…), le duo folk-rock Ivory Box, Sukharma, un groupe de musique népalaise traditionnelle… Et si c’était ça, dans le fond, la musique world ?
Aena Léo
Pablo Krantz, Les chansons d’amour ont ruiné ma vie, sortie en mars 2007 chez Attic Production.
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