Paléo Festival "30 ans déjà.. et toujours la même énergie."
Du 19 au 24 juillet 2005, la petite ville de Nyon fut ébranlée comme chaque année par le Paléo festival qui, depuis plus de trente ans secoue ce petit bout de Suisse. Avec plus de 210 000 spectateurs en 6 jours, le Paléo, c’est avant tout un métissage et une ouverture sur le monde lié par 2 phénomènes : l’amour de la fête et de la musique.
Mardi 19 juillet 2005, C’est enfin le début du Paléo festival ! Il est 16h30 lorsque j’arrive sur les lieux après avoir parcouru 20 km en 45 minutes. Je croise en chemin de vieilles connaissances avec qui je m’attarde à prendre un verre, histoire d’attendre patiemment les premiers concerts.
Tout commence avec Nikka Costa sous le chapiteau, qui sera suivi de Vincent Delerm, Daniel Darc et de Rachid Taha. Sur la grande scène se produisent The Rabeats, Ravi Shankar, et Lenny Kravitz.
Le lendemain, c’était au tour de Sinsemilia et de George Clinton d’enflammer la grande scène avant que Jamiroquai ne s’empare du public venu en masse. Incroyable de vigueur, son concert respirait la fraîcheur et l’enthousiasme. Un grand moment, servi sur un plateau d’argent par un Jay Kay en pleine forme !
Jeudi, c’était du pain bénit avec Luke, qui sous un soleil de plomb s’est donné corps et âme à un public chaud comme la braise. On pouvait assister à une nouvelle mode : le lancer de copeaux, très beau et très visuel (à voir !). Puis se fut au tour de Starsailor d’assurer le show et aux Franz Ferdinand de conclure. Au même moment, sous le chapiteau plein à craquer, Tiken Jah Fakoly ensorcelait son public qui juste avant, avait pu se divertir avec Israel Vibration et les excellents Babylon Circus. Vendredi vous pensez que c’était ravioli, eh bien non ! C’était Tafta, Scenario rock, Deportivo, Mickey 3 D et les sulfureux Rammstein. Ce jour béni était également placé sous le signe du hip/hop avec Kool Shen, Goldie Looking Chain, et Chakal.
Samedi, la France était à l’honneur sur la grande scène avec Bernard Lavilliers, égal à lui-même et Calogéro. Sous le chapiteau on pouvait applaudir The Servant, Blues explosion et Mando Diao. La révélation de la soirée sera dédiée à deux groupes : Zero in on, qui n’est pas sans rappeler leur confrère de Muse et les Neïmo, pour qui le rock est avant tout une question d’énergie et d’attitude. Je n’ai que deux mots pour définir ces deux bombes à retardement : Excitant, palpitant et surtout à découvrir de toute urgence !
Le dernier jour vit passer Les Kyo sous un déluge de tomates, Jamie Cullum et une œuvre de Verdi, Nabuco, reprit par un orchestre et des chœurs sur la grande scène. Moment intense durant lequel j’ai pu redécouvrir le classique.
N’oublions pas que Paléo c’est également le village du monde, qui cette année était placé sous les couleurs de l’Asie, avec des artistes (à découvrir) comme l’ensemble Al Kindi, Les gitans dhoad du Rajastan, Senses, Tbt Cham, et Sevara Nazarkhan.
Le Festival Paléo sera donc resté fidèle à lui-même en alliant l’esprit de fête, de découverte et de musique. C’est le cœur léger et le sourire aux lèvres, que j’aurais quitté non sans regrets cette trentième édition du Paléo festival qui une fois de plus, m’aura laissé des souvenirs plein la tête.

Daniel Kall
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